Plus de robots et d’algorithmie dans le Skypod

Exotec venait de dépasser les 300 collaborateurs et de devenir une licorne en levant 335 M$ (voir NL 3475), lorsqu’a été entrepris le développement de la nouvelle génération de son système Skypod dévoilée hier (voir brève précédente)

Aujourd’hui, ses seules équipes R&D dépassent les 200 personnes, tandis que l’effectif a franchi le cap des 1.300 (750 en France, et des Bu basées à Atlanta, Tokyo et Munich)

Si le robot maison reste le moteur de toutes les opérations, avec une V2 plus compacte, le tout a été repensé

Plus besoin d’allées de circulation et d’espace de manœuvre : ils circulent sous les racks sur tout le quadrillage de la zone, avec des roues pivotantes pour tourner sur place ou la possibilité pour deux robots de monter en même temps sur deux colonnes adjacentes

La densité de stockage gagne 30%

Des robots, il y en a surtout plus : ils assurent certes la mise en stock et l’acheminement vers les stations de picking, mais gèrent aussi celui le circuit des contenants de destination (bacs ou cartons d’expédition, éventuellement préformés en 3D dès l’amont)

Sur les stations, plus ergonomiques, deux robots se présentent simultanément, avec d’un côté un produit à prélever, et de l’autre là où le placer, dans un principe inédit de 1-pour-1 éliminant toute perspective d’erreur, pour un rythme de 600 lignes traitées à l’heure (+30%)

Et la grille de racks héberge à la fois les bacs et cartons du stock, mais aussi ceux déjà préparés, en mode buffer pour les sortir ensuite dans le bon tempo selon les besoins et impératifs, dans le bon séquençage pour remplir dans l’ordre de sa tournée un véhicule de livraison, ou pour des palettes constituées en fonction de l’ordre de mise en rayon

Un article peut être ajouté à une commande déjà préparée, et une autre très urgente peut doubler la file en fin de ligne

Les besoins clients éprouveront cette flexibilité et creuseront le spectre opérationnel… Côté logiciel, les besoins d’orchestration sont démultipliés, avec une nouvelle version de sa solution DeepSky, qui ne tient plus du WCS mais bien d’un WES (warehouse execution System) axé sur l’optimisation logistique, avec des briques dédiées à des tâches spécifiques (en lien avec le WMS)

In fine, plus de robots, plus de commandes traitées sur chaque station (+50%) et bien plus de débit au global, avec moins d’équipements fixes type convoyeur, pour un ROI plus court, assure Exotec. MR

Auteur :

Maxime Rabiller

07/02/2025

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