Au service de Nestlé France, le site ouvert par SPI début 2025 à Saint-Vulbas a représenté 48 M€ d’investissements, et illustré l’extension de son savoir-faire sur les volets technologiques ou la construction. ©SPI Group
Avec un CA de 130 M€, c’est une croissance de quelque 16,5% qu’a signée le groupe SPI sur son dernier exercice. L’activité historique de conditionnement reste majoritaire, mais la logistique contractuelle monte en puissance depuis sa structuration il y a bientôt 10 ans chez cet acteur lyonnais qui fêtait l’an dernier ses 40 ans. Son Pdg, Victor-Emmanuel Vieilly, nous rappelait alors que SPI avait quasi doublé en 7 ans, et que sa stratégie « 2030 by SPI » entendait faire de même en 5 ans. Parmi ses 4 piliers vient d’abord la diversification clients, notamment via ce versant logistique qui lui a permis de percer chez des acteurs majeurs comme Intermarché ou Carrefour, et de renforcer ses collaborations avec Ferrero ou Nestlé dans une approche wall-to-wall alliant co-packing et logistique (ou de de signer avec L’Oréal). Cette croissance organique constitue le 2ème pilier de son développement, les deux autres passant par la poursuite de sa stratégie digitale et robotique, et l’accent sur sa marque employeur face aux défis RH du secteur. Ces divers piliers étaient à l’œuvre dans l’ambitieux projet réalisé avec Nestlé France à Saint-Vulbas, finaliste des Rois de la Supply Chain 2026, ou fin 2024 lors de l’incursion de SPI outre-Manche, où Nestlé Purina lui a confié la gestion d’un site de 30.000 m², avec 300 collaborateurs. Celui-ci a bénéficié d’une automatisation (7 M€), et d’autres phases de transformation sont au programme pour cette activité qui génère 20 M€ de CA (d’autant qu’un 2ème client y a été implanté).
Pour mettre en œuvre ces contrats, SPI a investi 30 M€ sur les 24 derniers mois, et 8 M€ le seront sur 2026-2027, dans une approche qui couvrait déjà l’intégration technique des projets mais s’est élargie à la construction des sites. « Cette couverture complète de la chaine de valeur permet un meilleur contrôle de ses coûts d’occupation, une optimisation native des flux automatisés, et la prise en compte des enjeux environnementaux dès la conception », fait valoir le groupe.
Des projets pour étendre son maillage
Pour accélérer, croissance interne et externe se conjugueront. La construction de deux nouveaux sites SPI est ainsi à l’étude, près de Lyon et dans le Nord, pour un total de 73.000 m² et une livraison début 2029. Et d’ici là, des acquisitions se profilent pour doter le groupe de capacités en région parisienne ou dans l’Orléanais, notamment. En parallèle, les chantiers technologiques se multiplient, notamment sur le volet IA avec son agent 100% maison Lara, déployé pour la prise de décision dans ses équipes maintenance, ou d’autres agents qui entrent en développement avec des partenaires externes (pour le partage de savoir-faire ou sur des sujets opérationnels, de productivité et de qualité). Le tout exige de recruter, et de 1.200 collaborateurs aujourd’hui, le groupe pourrait atteindre les 2.500 fin 2027 (aussi via ses acquisitions). MR
Auteur :
Maxime Rabiller