Sernam bientôt fixé sur son sort

Demain, à l’heure précise où la SITL ouvrira ses portes, le sort de Sernam se jouera au tribunal de commerce de Nanterre

A ce jour, seul Geodis est volontaire pour reprendre une partie du personnel (environ la moitié), ce qui lui a valu au cours de la semaine dernière d’être l’une des cibles du mouvement de colère des salariés

Toutefois cette proposition reste hypothétique car pour le moment Bruxelles n’a pas renoncé à exiger du repreneur une somme de 642 M€ correspondant au montant des subventions survenues avant la privatisation de Sernam

Pour passer outre, Geodis fait valoir qu’il y a « discontinuité de l’entreprise » puisque la reprise n’est que partielle et n’intègre pas, par exemple, les actifs immobiliers

Quoi qu’il en soit, si cette exigence européenne n’est pas levée d’ici demain matin, la filiale de la SNCF pourrait renoncer à son projet, ce qui conduirait à une liquidation totale de Sernam

Dans ce contexte Thierry Mariani, Ministre en charge des transports, a convoqué aujourd’hui à 11 heures les organismes professionnels du secteur pour envisager toutes les hypothèses, y compris le scénario catastrophe que personne ne souhaite, à plus forte raison à un mois des présidentielles. JPG