Partager l’information, mutualiser des moyens, inventer de nouveaux services, telles sont les promesses d’un nouvel âge d’or (celui du numérique) qui va rendre accessible tout ce que l’on croyait jusqu’ici inatteignable
En effet, même si la société Uber a connu en France un revers cinglant, le principe de l’ubérisation reste acquis et peut désormais se propager à travers ses multiples déclinaisons
Ainsi, pourquoi s’embarrasser d’un transporteur, alors qu’avec le crowdshipping il suffit de confier le colis à votre voisin pour qu’il le porte, à moindre frais, chez le destinataire
Encore plus fort : la société PiggyBee propose aux voyageurs nationaux et internationaux d’acheminer dans leurs bagages des produits divers et variés pour le compte d’autrui
Lors de la journée « digitale » qui s’est tenue mardi dernier au Pôle Léonard de Vinci, l’intervenant de cette start-up n’a pas manqué de susciter l’intérêt du public, mais aussi de soulever toutes sortes d’interrogations
Certains participants se demandant par exemple, quel cadre juridique entoure le porteur d’un produit pouvant contrevenir à la loi pour de multiples raisons, voire même contenir, à son insu, des substances illicites ou dangereuses
Bref, si le numérique permet à travers l’économie du partage de bâtir un nouveau modèle social avec des échanges et des modes de consommation différents, il n’en reste pas moins qu’il fait irruption dans un monde où tout n’évolue pas à la même vitesse
Et s’il importe que le législatif accompagne ce changement au plus près, sans doute est-il tout aussi important qu’en attendant d’y voir plus clair, on ne fasse pas tout et n’importe quoi
A cet égard, s’inspirer des bonnes vieilles valeurs humanistes ne parait pas complètement inutile : « science sans conscience… », vous connaissez la suite. JPG
