Pour la 3ème année consécutive, le Peak Collaborative Index coordonné par Thésame et conçu par Socrates, l’Irege et l’Essec, a mesuré la performance perçue de la collaboration client-fournisseur en France
Pour cette édition 2014, soutenue par de nombreux partenaires, 323 réponses sont pu être exploitées (contre 150 en 2013 et 100 en 2012)
Ont répondu 58% de fournisseurs (plutôt des PME/PMI) et 42% de clients (plutôt de grandes sociétés)
Cet indicateur analyse le niveau de maîtrise des normes collaboratives perçu par les acteurs de la relation à travers 19 pratiques managériales constitutives de la confiance (ex : courtoisie, disponibilité, retenue, intégrité…)
Il vise à identifier les leviers et impacts estimés d’une relation collaborative, à poser les bases d’un plan d’actions pour développer cette collaboration client/fournisseurs et plus largement, à diffuser une culture de la collaboration au niveau national
En 2014, le Peak Collaborative Index est de 109, contre 108 en 2013 (pour une base 100 en 2012), ce qui marque une relative stabilité. « 74% des entreprises sont satisfaites ou très satisfaites de leur relation avec leur partenaire
Un signal encourageant dans la morosité ambiante », souligne Jean Breton, Directeur du programme Peak by Thésame. « Plus la relation est étroite, plus elle contribue aux bonnes performances des partenaires », renchérit Jean-Jacques Nillès, Enseignant Chercheur Irege, Université de Savoie, Socrates
En effet, selon les répondants les pratiques collaboratives tendent à accroître la satisfaction des entreprises impliquées, à réduire les conflits, à favoriser l’innovation ainsi qu’à accroître les bénéfices financiers et leur partage équitable ; la perception des clients et des fournisseurs étant proches pour chacun de ces thèmes
Toutefois, il semblerait que contrairement aux idées reçues, la collaboration ne se renforce pas sur la durée. « Cela nous alerte sur le besoin de maintenir un niveau de pilotage stratégique impliquant les bons acteurs, sinon la relation risque de se dégrader avec le temps », avance Jean Breton
Autre bonne nouvelle de l’étude, la collaboration s’exerce à tous les niveaux de l’entreprise étendue, aussi bien en création de l’offre, qu’en production et en Supply/Logistique
Et Jean-Jacques Nillès de conclure : « L’évolution de l’indice est lente parce que c’est une question de culture de management
Il est plus facile de collaborer en externe quand on le pratique déjà en interne »
A terme, l’équipe Peak envisage de faire un benchmark international. CP
