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La logistique
des derniers
mètres
Le magasin est l'endroit où les progrès les plus importants restent à accomplir pour optimiser la Supply Chain des Retailers de bout en bout. Tel est le principal constat d'une étude réalisé par le cabinet Sapio Research pour le compte de Zetes en collaboration avec Zebra. Celle-ci révèle en effet que l'absence de visibilité sur les stocks du point de vente entraine de lourdes conséquences sur le chiffre d'affaires mais aussi sur l'image de l'enseigne : « l'enjeu pour les détaillants n'est pas simplement la perte d'une vente donnée mais l'impact à long terme sur l'attitude et le comportement des consommateurs ». Cette étude, qui établit un parallèle intéressant entre l'insatisfaction d'un e-consommateur qui reçoit une livraison retardée ou incomplète et celle d'un client frustré en magasin, pointe également le temps perdu par les vendeurs obligés d'aller vérifier la disponibilité d'une référence en réserve. Une situation d'autant plus regrettable pour le business, que dans la plupart des cas, d'importants efforts ont été déployés pour que la Supply Chain soit efficace et véloce. En fait, conclut l'étude, pour répondre aux attentes du consommateur, le magasin doit s'intégrer dans cette organisation et bénéficier des moyens informatiques qui apportent plus de transparence et de fluidité entre les canaux de vente. Pour être en mesure d'offrir au consommateur une expérience d'achat omni-canal satisfaisante, il s'agira ensuite de fournir aux vendeurs un accès direct à ces informations, grâce à des applications mobiles relativement accessibles, voire modestes, au regard des investissements réalisés en amont.
Autrement dit, la Supply Chain ne s'arrête pas au stock du magasin mais bien quand le produit franchit avec succès, et si possible au bon moment, les derniers mètres qui le séparent du client final. JPG
(1) L'étude « Comprendre le rôle du magasin physique dans un environnement de vente omnicana »l, a été réalisé par le cabinet Sapio Research auprès des dirigeants de 210 entreprises et un panel de plus de 2.200 consommateurs.
Accéder
à cette étude.
 
 
 
 
INVITATION
(rappel)
Vendredi
prochain
découvrez le
projet Sharp
de Michelin !
JDA Software et Supply Chain magazine vous invitent vendredi 30 juin à partir de 14h à une demi-journée de conférences organisée en partenariat avec le Master Supply Chain de Dauphine sur le thème S&OP/IBP : la segmentation au service de la performance de la Supply Chain. Cette présentation se déroulera à l'Université Paris-Dauphine. Pour illustrer ce sujet, Pierre-Michel Caillaud, Responsable ingénierie Supply Chain tactique du Groupe Michelin, présentera le projet Sharp (S&OP) déployé chez Michelin et nous expliquera comment prendre les meilleures décisions en anticipant mieux les impacts. Michel Fender, Directeur associé du cabinet Diagma et auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la Supply Chain évoquera les enjeux pour une direction générale et comment créer de la valeur business par le S&OP. Enfin Alexis Rotenberg, Senior Strategic Services Director de JDA Software abordera la question de la segmentation au service des opérations. Cette demi-journée sera animée par Jean-Philippe Guillaume de Supply Chain Magazine.
Programme complet
et inscription en ligne.

 
 
Supply Chain
du froid
Nouvelle
acquisition liée
aux produits
de la mer pour
le Groupe
Olano
Spécialiste de la chaine du froid dans l'agroalimentaire, le Groupe Olano annonce le rachat de l'espagnol Logistica Colombina, basé à Séville. Avec cette implantation en Andalousie, région riche en ports de pêche, le français conforte sa place de leader en Europe du Sud des prestations transport et logistique dédiées à la filière des produits de la mer, dont il traitera désormais plus de 400.000 t/an. Avec cette acquisition, qui suit celle de l'italien Amantini Logistica annoncée en mars (voir NLF n°91), ce groupe familial atteint les 100 M€ de CA sur ce créneau qui est à l'origine de sa création en 1975 au sein du port de Saint-Jean-de-Luz. Cela ne représente toutefois qu'un tiers de son CA, compte tenu de sa diversification au service d'autres marchés agroalimentaires en froid positif et négatif, avec son millier de véhicules en propre et pas moins de 45 sites (soit 1 M de m3 à -20°C et 300.000 m3 à +2 et +14°C). Suite à ce récent rachat en Espagne, le Groupe Olano annonce le lancement d'un nouveau modèle économique sur la péninsule ibérique : ses activités liées aux produits de la mer y reposent désormais sur 2 sociétés de pilotage de flux, 9 sociétés de moyens gérant les parcs de véhicules, et pas moins de 15 plateformes logistiques. Basée à Barcelone, Olano Seafood gère les flux au départ de l'Espagne vers l'Europe (surtout vers l'Italie), tandis qu'Olano Seeafood Ibérica, basée à Irun, gère tous les flux ibériques, et ceux en provenance d'Europe vers l'Espagne et le Portugal. Le tout s'inscrit dans le réseau européen de produits de la mer Seafoodways, que le groupe a créé en 2014 avec Stef et Express Marée, vite rejoints par des acteurs grec, hollandais et irlandais. En 2017, une initiative similaire dédiée au froid négatif devrait voir le jour sous la bannière Frozenways. MR
Photo : Olano – ©Groupe Olano
 
   
 
 
 
Enquête
Wavestone
Industrie 4.0 :
Le caractère
stratégique de
la démarche
fait consensus
Entre compétitivité industrielle et rupture du Business Model, les avis sont partagés en ce qui concerne les projets Industrie 4.0 en France. C'est l'un des multiples enseignements qui ressortent de l'enquête « Industrie 4.0 : Quelles réalités, quel potentiel ? » lancée en avril dernier par Wavestone et Supply Chain Magazine. Le fait que les quelque 200 répondants se répartissent à peu près équitablement entre groupes internationaux, ETI, et PME, a en effet permis de révéler des perceptions un peu différentes en fonction de la taille des entreprises. « Il y a un consensus, quelle que soit la taille de l'entreprise, sur le fait que le sujet Industrie 4.0 est clairement identifié comme un dossier stratégique, multidimensionnel (business, industriel, technologique, RH et organisationnel), piloté par la Direction Générale (80% des cas), ou a minima, conçu comme une démarche transverse aux fonctions industrielles » a d'abord déclaré Patricia Verrière-Cuenot, Partner chez Wavestone en charge du développement d'Industry 4.0, lors d'une conférence organisée la semaine dernière à Paris. Les trois quarts des entreprises auraient déjà lancé la démarche et sont en cours de réflexion ou de mise en œuvre de projets, mais les chantiers jugés prioritaires, à savoir la continuité de la chaîne numérique (mentionnée par 87% des répondants), la Supply Chain intégrée de bout-en-bout, l'adaptation de l'organisation et des compétences ou encore la digitalisation du support client, restent encore peu avancés et sont rarement finalisés. Des premières différences apparaissent en fonction de la taille des entreprises. Ainsi les grands groupes internationaux sont plus sensibles au sujet de l'adaptation de l'organisation et des compétences. Par ailleurs, il est à noter que sur les 12% des entreprises qui estiment suffisant leur niveau de maturité à date en regard du potentiel d'Industrie 4.0, on ne trouve aucune PME. (voir suite) JLR  
   
 
Enquête
Wavestone
(suite)
Industrie 4.0 :
PME et grands
groupes
n'ont pas
le même niveau
d'ambition
C'est sur le niveau d'ambition que les différences apparaissent comme les plus marquées dans l'enquête Industrie 4.0 lancée à l'initiative du cabinet de conseil Wavestone. 60% considèrent qu'une rupture majeure est en marche, qui va les amener à repenser leurs business model, à s'attacher à l'innovation produits/services et à reconcevoir leur concept de fabrication. Les 40% restants estiment de leur côté que l'enjeu revient à poursuivre et accélérer le chemin vers l'excellence industrielle en s'appuyant sur les leviers technologiques, et en se concentrant principalement sur l'usine et sa performance. « Ici, on voit que la taille de l'entreprise est déterminante. Les groupes internationaux et les ETI associent un niveau d'ambition plus important à Industrie 4.0 que les PME en général, chez qui l'ordre du jour semble être la transformation de l'outil industriel » analyse Patricia Verrière-Cuenot. Les objectifs à atteindre par le plus grand nombre de répondants sont la compétitivité et la flexibilité (mentionnées dans leur top 3 par la moitié d'entre eux), alors que les innovations produits/services n'arrivent qu'en 5e position. Concernant les technologies de transformation associées à Industrie 4.0, les répondants plébiscitent les projets qui permettent d'exploiter et de valoriser les data, ainsi que les modes collaboratifs.
« Il y a clairement une accélération en cours, les industriels prennent la mesure du niveau d'enjeu mais aussi de la complexité de ces programmes. La dynamique est en train de passer d'une phase d'observation et de POC à une phase de déploiement intense, accélérée par le foisonnement des innovations technologiques, soit par une approche « portefeuille de projets », soit dans le cadre d'un programme de transformation »
conclut Patricia Verrière-Cuenot, en insistant, parmi les clés de facteurs de succès, sur la nécessité de « revisiter la conduite du changement » et d'anticiper les impacts RH et managériaux. JLR
 
   
 
 
 
TRACABILITE
La percée
de l'IOT


Mardi 20 juin, Talan Consulting a présenté les résultats de la 3ème édition de son enquête « Track & Trace » menée du 15 avril au 15 juin 2017, en partenariat avec l'Institut du Commerce et Supply Chain Magazine. Comme lors des précédentes éditions, si les technologies de capture et de communication évoluent, aucune n'est en mesure de couvrir à la fois la traçabilité indoor et outdoor. Pour suivre les moyens, les unités de manutention et les marchandises, il faut donc faire appel à une combinaison de technologies, certaines se révélant plus adaptées que d'autres aux divers cas de figure. Ainsi, si la majorité des 114 sociétés qui ont répondu estiment que la traçabilté est devenue une obligation pour répondre à l'exigence de leurs clients, la part du suivi manuel est encore importante (25% pour les moyens, 32% pour les actifs et 40% pour les marchandises). Toutefois la part de l'Internet des objets et de la RFID est en croissance. En effet, 77% des répondants ont lancé des tests les impliquant et 46% de ces projets sont en cours de déploiement dans ces entreprises. L'interopérabilité des systèmes est encore le frein majeur à la mise en place de solutions de traçabilité. A signaler aussi une volonté de partager les données pour mieux collaborer. Talan Consulting a de plus présenté une cartographie des technologies indoor et outdoor (voir ci-joint). CP
Photo : Nicolas Recapet, Partner Practice Supply Chain & Retail ©C.Polge
Cartographie des technologies indoor-outdoor
(3 schémas ci-dessous)

 
   
   
   
 
TRACABILITE
(suite)
Des start-ups
et des POC
prometteurs





3 acteurs innovants ont été invités par Talan Consulting. Valérie Balavoine, Business Development Manager d'Uwinloc, est venue présenter une nouvelle technologie de localisation indoor basée sur le beacon. Testée en environnement métallique chez Airbus notamment, elle s'appuie sur la 1ère étiquette connectée sans batterie qui permet de géolocaliser des milliers d'objets via un positionnement en 3D à 30 cm près. Cela suppose d'avoir cartographié le site au préalable, d'où des partenariats en cours avec des intégrateurs pour déployer la solution inventée par Uwinloc. Youness Lemrabet, Fondateur d'Everysens, a quant à lui présenté sa solution de gestions d'actifs mobiles en circuit semi-ouvert. Appliquée au suivi de wagons, elle permet de mesurer leur taux de rétention pour augmenter leur taux d'utilisation. Ces solutions permettent aussi d'anticiper des retards de retours d'assets sur la base d'analyses de Big Data collectées via ces solutions de suivi afin d'optimiser les coûts de maintenance. De même, les capteurs IoT sont capables de suivre les chocs subis par des appareils, des conteneurs... Enfin, Clément des Grottes, Projets stratégiques et Denis Messmer, Directeur de la relation Grande Distribution de Chep ont évoqué un test de suivi de displays promotionnels en magasins effectué via des palettes munies d'un petit boîtier beacon entre Mondelez et Real. Couplée à l'application de suivi de cartes de fidélités multi-enseignes de PayBack, cette solution permet aussi de suivre les interactions avec les consommateurs, s'ils ont accepté que leur smartphone les géolocalisent dans ce cadre (réception de promotions personnalisées). Fort du succès de cette 1ère application d'amélioration du suivi des promotions en magasins, Chep envisage de doter ses palettes plastiques de tapis de mesure du poids pour suivre la consommation des produits en display au fur et à mesure. Ainsi, on pourrait savoir si la promotion a bien été respectée par le distributeur, optimiser son emplacement dans le magasin tout au long de la journée en fonction des flux de consommateurs mais aussi suivre le débit de sa consommation. Ce qui ouvre de vastes champs d'application, pour peu que la logistique des derniers mètres soient bien maîtrisées chez les distributeurs ! CP
Photos de haut en bas ©C.Polge
Valérie Balavoine, Business Development Manager d'Uwinloc
Youness Lemrabet, Fondateur d'Enerysens
Denis Messmer, Directeur de la relation
Grande Distribution de Che
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

USA
Changement
de schémas
et colère chez
les distributeurs
de Kellogg
Depuis le premier trimestre 2017, l'américain Kellogg est en train de mettre en place un nouveau schéma de distribution au sein de son segment « Snack » aux Etats-Unis. Connu sous le nom de « Project K », le nouveau schéma prévoit d'envoyer les marchandises dans des entrepôts en propre appelés « Retail Warehouses » d'où partent ensuite toutes les expéditions, qu'elles soient destinées aux grandes surfaces ou directement aux consommateurs. Il remplace ainsi un système ou les marchandises étaient envoyées depuis un grand entrepôt Kellogg vers celui d'un « sous-distributeur » lequel était alors chargé de livrer les magasins. Les avantages: l'apparition d'un schéma « direct to consumer » favorisant les opérations e-commerce, et l'économie de 600 à 700 M$ d'ici 2019. L'inconvénient : certains sous-distributeurs ont, selon Supply Chain Dive, décidé d'attaquer Kellogg en justice pour rupture abusive de contrat et perte de clientèle, ceux-ci ayant investi jusqu'à 300K$ et se retrouvant du jour au lendemain sans contrat ni client. « Project K » a selon Supply Chain Dive déjà couté leur job à 4.500 personnes mais l'enjeu pour Kellogg est énorme : la société avouait un CA en baisse de 3,8% (-500 M$) en 2016 à 13,014 Md$, une tendance qui se poursuit à Q1 avec des ventes et bénéfices fléchissant respectivement de 4,1% (3,254 Md$) et 17,6% (360 M$). PM  
   
 

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26 juin 2017

JUIN 2017


Jeudi 29
à partir de 19h
Gala de l'Agora
en Partenariat
avec
Supply Chain
Magazine

Pavillon
d'Armenonville
Avec
Nicolas Bouzou
Soirée réservée
aux
responsables
Supply de
l'industrie et de
la distribution

Vendredi 30
Conférence
S&OP/IBP
Organisée par
JDA Software
« Développez
vos prévisions,
segmentez
(mieux), et
rentabilisez vos
opérations !
»
Partenaire :
SCMagazine
De 14h à 17h
Université
Paris Dauphine
Paris 16e


JUILLET 2017


Mardi 11

FORUM D'ETE
« Les nouveaux
Business Models
en Supply Chain »

Organisé par
SCMagazine
En partenariat avec
ESCP Europe
De 9h00 à 17h00
ESCP Europe
Paris 11e



OCTOBRE 2017

Jeudi 12
Forum RELEX
« Efficient Supply Chain For Retail »
Partenaires :
MARTEC International
et SCMagazine
DE 14h30 à 18h30
Ambassade
de Finlande
Paris 7e