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Argan tourné vers l’avenir et ses défis, notamment énergétiques

Foncière n°1 en immobilier logistique dans l’Hexagone, Argan détient et gère un parc d’une centaine d’entrepôts développés pour des locataires-exploitants de premier plan. Son fondateur, Jean-Claude Le Lan –toujours président du conseil de surveillance– nous livre les clés d’une trajectoire de plus de 25 ans jalonnée d’initiatives audacieuses, dont le lancement de son label Aut0nom (une marque déposée), qui anticipait la montée des enjeux énergétiques. Il aborde aussi l’avenir de l’entreprise, alors que se profile une fusion avec son confrère belge WDP.

Supply Chain Magazine : En juillet, Argan et WDP ont dévoilé un projet de fusion. Quel est le sens de ce nouveau chapitre ?

Jean-Claude Le Lan : L’an dernier, Argan avait passé le cap des 25 ans depuis la livraison de son tout premier entrepôt, au sud d’Orléans. Parti d’une feuille blanche dans cette aventure immobilière, avec déjà tout un parcours d’entrepreneur industriel [notamment comme fondateur en 1979 de Batiroc, fabricant de produits de couverture et bardage cédé en 1993, ndlr.], j’en ai piloté le développement jusqu’à hisser Argan au premier rang des propriétaires d’entrepôts Premium en France. Un jalon clé a été son introduction en bourse en 2007, un autre l’acquisition en 2019 du portefeuille Cargo de 22 entrepôts loués par Carrefour, tandis que nos nombreux développements étendaient le parc, désormais proche de 4 M de m². Le tout en améliorant le ratio entre sa valorisation, aujourd’hui de l’ordre de 4 Md€, et la dette de l’entreprise.

M’éloignant de plus en plus de mes 25 ans, se posait la question de l’avenir d’Argan et de sa perpétuation, sachant qu’aucun de mes enfants ne souhaitait reprendre le flambeau. C’est dans ce contexte que s’est engagée la discussion avec la famille De Pauw, toujours actionnaire significatif de WDP, pour envisager –sans intermédiaire ni conseil externe– l’union de nos deux entreprises. Elles sont à la fois similaires par leur ADN familial et entrepreneurial, et complémentaires comme pure player de référence sur leurs marchés respectifs. (voir suite de l’interview)

Auteur :

Maxime Rabiller