Construire l’industrie logistique algérienne de demain

Avec la création d’une Joint-Venture avec l’entreprise d’Etat SNTR (Société Nationale des Transports Routiers), l’ambition d’APRC n’est pas moins que de « construire l’industrie logistique algérienne de demain »

Jorge Hernandez s’en explique : « C’est un contrat qualifié d’intérêt national par l’Etat algérien

En Algérie le foncier est rare et cette résolution n’en n’est que plus importante

La SNTR nous a choisi et nous donne accès à des marchés publics qui représentent plusieurs millions de mètres carrés d’entrepôts et plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires

Et pour mettre en place cet énorme chantier, nous avons prévu d’embarquer une soixantaine d’entreprises françaises avec nous

Nous allons commencer par 3 plates-formes logistiques : Oran, Alger et Sétif (à 300 km à l’est d’Alger)

Le démarrage des travaux est prévu pour le mois de juin

Dans un même temps nous allons également renforcer notre présence sur place et pour ce faire, recruter en France 4 ou 5 cadres logistiques de très bon niveau

A terme, APRC interviendra également en tant qu’opérateur logistique en étroite collaboration avec un grand logisticien allemand

Enfin nous avons racheté à Mohamed Arrada, la société Silog pour déployer son WMS dans nos entrepôts »


Dans le prolongement de cet accord, APRC a remembré des terres agricoles en France à Tresserre (66) pour y construire une plate-forme de 150.000 m² avec gare de ferroutage intégrée pouvant accueillir des trains de 750 mètres

L’objectif de cette base logistique située non loin de la frontière espagnole, est de mutualiser les flux en direction de l’Algérie (par exemple dans le domaine de l’automobile)

Ainsi une ligne Ro-Ro entre Port Vendre (à une douzaine de kilomètres de Tresserre) et Alger va être mise en place. « L’avantage, précise Jorge Hernandez, c’est que nous serons sous-douane à chaque extrémité et pourrons gagner un temps précieux »

L’entreprise APRC prévoit de réaliser en France 180 M€ de CA à l’horizon 2017 et plus d’1 milliard d’euros avec l’international. JPG