Selon Bloomberg, l’équipe Ocean Blue de Rolls Royce aurait développé un prototype de réalité virtuelle simulant la vue à 360 degrés que l’on obtient depuis le pont d’un navire
Le but est, à terme, que le capitaine puissance guider le navire à travers les mers depuis son poste de commande bien ancré sur la terre ferme
Selon le Rolls Royce, les avantages d’un tel système seraient multiples : gain de place et de poids sur les navires via la suppression pure et simple du pont, résultant en une plus grande capacité cargo, mais aussi des coûts de construction et d’exploitation moins élevés (équipage et consommation de carburant), un gain de sécurité pour les capitaines exposés au risque de piraterie et de naufrage, une baisse des risques de piraterie du fait de l’impossibilité de prendre les équipages en otage ainsi qu’une baisse de la fréquence des accidents, ceux-ci étant généralement dus à l’erreur humaine. Pourtant, Bloomberg indique que l’ensemble de la profession, compagnies d’assurance comprises, aurait réservé un accueil plutôt froid à cette annonce lors d’une récente conférence, considérant notamment que le risque de piratage informatique ainsi que les coûts induits pour s’en prémunir seraient prohibitifs. « Rien ne pourra jamais remplacer les yeux, les oreilles et la pensée d’un équipage professionnel » argumente pour sa part le syndicat International Transport Workers’ Federation
Après les imprimantes 3D, les drones et les robots livreurs sillonnant les villes en voitures autoguidées, cette dernière aventure technologique a le mérite d’alimenter la réflexion sur la logistique de demain. PM
Photo : ©Rolls-Royce Holdings
