Après une table ronde réunissant Ceva Logistics, JD Sports et L’Oréal, la branche Opérations de ce dernier à livré un témoignage plus détaillé dans une session dédiée. ©M. Rabiller
La table ronde réunissant trois early adopters d’agents IA dans l’univers Manhattan (voir Une) a croisé différentes optiques. Ceva Logitics en tire par exemple parti pour accélérer certains volets de son vaste plan de déploiement des solutions WMS et OMS dans son réseau de centaines d’entrepôts dans le monde, annoncé l’an dernier, tandis que JD Sports vise plutôt à répliquer en entrepôt la logique de services à l’œuvre dans ses magasins. Mais c’est L’Oréal qui aura ensuite livré un témoignage plus précis, dans une session dédiée sous forme de retour d’expérience au terme d’un pilote de six mois d’utilisation d’agents IA (le géant français des cosmétiques faisant parti des trois premiers clients à avoir engagé un tel pilote, plus tôt dans l’année).
Habitué du RDV Exchange depuis l’annonce en 2020 de son choix de déployer le WMS de Manhattan sur ses dizaines de centres de distribution dans le monde, L’Oréal était représenté par sa branche Opérations, par la voix de Łukasz Kierzkowski, Expert & Local Business Owner sur ce volet WMS, basé à Varsovie. Après un premier cycle exploratoire en mode PoC concernant 7 agents sur 7 sites en 7 semaines, c’est en effet sur 4 centres de distribution en Pologne, Italie, Corée et au Mexique qu’un pilote plus opérationnel a été mené, sur trois sujets. « Le premier combinait deux agents pour optimiser le lancement de vagues de préparation, le deuxième portait sur le management de processus de réapprovisionnement, et le dernier sur une problématique d’inventaire tournant », a-t-il retracé. Et les résultats ont été manifestes aussi bien sur l’amélioration des KPIs sur chacun de ces sujets (selon les cas en productivité du picking, en amélioration des SLA, du respect des lead times ou du délai d’exécution du processus), ainsi que par la réduction très significative des heures passées par les équipes sur ces sujets. Mais une autre dimension du pilote était d’éclairer l’adoption par les opérationnels de ces agents dans leurs usages quotidiens, avant d’en envisager un éventuel passage à l’échelle.
Manquait un éclairage par les coûts de ce pilote et de ses gains, et c’est une dimension sur laquelle une partie du chemin reste à faire, notamment dans la discussion qui s’engage avec Manhattan Associates sur l’utilisation des agents. Si cela relève de la discussion commerciale menée avec chacun, c’est la perspective d’un coût de souscription à ActiveAgents qui se profile, sur la base des agents mobilisés et de l’intensité en tokens IA que leur utilisation mobilise (sachant que c’est sur des capacités issues de Google Gemini que s’appuie l’éditeur dans cette enrichissement agentique de ses solutions). MR
Auteur :
Maxime Rabiller
