2013 est une année à marquer d’une pierre blanche pour GS1 qui célèbrera sa quarantième année d’existence. « La mission de GS1 est de créer une chaîne logistique et commerciale sans couture du producteur au consommateur », rappelle Pierre Georget, Président du Directoire GS1 France, qui a présenté hier, à l’occasion d’une conférence de presse, les chantiers pour 2013
L’« ONS fédéré », fer de lance de GS1 et de l’Afnic (association française pour le nommage Internet en coopération), est au cœur de son actualité
Selon GS1, ce nouveau standard (ratifié et publié en décembre 2012) devrait participer à l’émergence d’une nouvelle génération de services destinés aux consommateurs et aux entreprises : identifier l’origine et la nature des produits, traçabilité des objets en temps réel, lutte contre la contrefaçon ou l’organisation du rappel de produits. « L’objectif est de disposer d’un point unique de traçabilité. Être capable d’envoyer une requête qui communiquerai alors tous les évènements que l’objet a connu au cours de sa vie (le pedigree du produit) », explique Pierre Georget
Ce nouveau standard devrait se généraliser dans le secteur de la santé d’ici 2-3 ans
A ce propos, GS1 France se dote en 2013 d’un serveur d’évènements basé sur le standard de l’EPCIS (Electronic Product Code Information Server) et mènera un projet de lutte contre la contrefaçon dans le domaine du vin en collaboration avec Hong Kong et le port du Havre pour les exportations de vin français vers la Chine
S’agissant des enjeux du transport et de la logistique, GS1 France souhaite accélérer le déploiement des standards GS1 (généralisation du SSCC, développement de l’EDI, déploiement du message électronique « statut de transport »). « Seuls 160 transporteurs et logisticiens sont capables de traiter un ordre de transport sous format électronique, de lire les codes GS1 128 et de retourner un statut de transport électronique
Et ce, sur un total de 45.000 en France ! », justifie Pierre Georget qui souligne le retard considérable par rapport à nos voisins allemands
Et d’ajouter : « Nous devons convaincre les donneurs d’ordre (industriels et distributeurs) de l’imposer ou de le recommander à leurs transporteurs/logisticiens »
A bon entendeur. JF
Photo : Pierre Georget, Président du Directoire
GS1 France
