C‘est ce qui s’appelle en langage courant « raccrocher les wagons »
Après avoir renoncé à sa mise en œuvre en avril dernier au micro de France Bleu Gascogne (voir NL n°2050), Alain Vidalies a annoncé hier à Bordeaux la relance du projet d’autoroute ferroviaire Atlantique, mais cette fois dans une dimension nettement plus européenne
Présent au Forum du Corridor Atlantique aux côtés de son homologue espagnol Julio Gomez-Pomar et de Carlo Secchi, Coordonnateur européen pour le Corridor Atlantique, le Secrétaire d’Etat français chargé des Transports a révélé qu’il avait engagé dès la fin juillet des discussions avec le gouvernement espagnol en vue de coordonner les positions et travaux sur les autoroutes ferroviaires entre les deux pays
Un agenda de travail est désormais en place pour 2016 pour la création de nouveaux services d’autoroute ferroviaire dans le cadre plus large du programme « Corridor Atlantique » (voir illustration), en partie subventionné par l’Europe, et dont la réalisation est prévue aux alentours de 2020
La France et l’Espagne prévoient ainsi de lancer l’année prochaine « un appel à manifestation d’intérêt des acteurs ferroviaires pour une autoroute ferroviaire sur l’axe Atlantique »
Il semble d’ores et déjà acquis que le projet initial de construction d’une plate-forme multimodale à Tarnos (Landes), qui était le point de départ de la liaison fret vers Dourges (Pas de Calais), n’est plus d’actualité, un projet similaire étant en cours de l’autre côté des Pyrénées, à Vitoria, au Pays basque espagnol. JLR
