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Le PL électrique au cœur de la transition chez Franprix

Sans rebattre fondamentalement les cartes de son schéma directeur Transport pour couvrir l’Ile-de-France, c’est en misant sur l’intégration de poids lourds électriques que Franprix met fin ce weekend à son dispositif fluvial (voir Une). Le verdissement de la flotte était déjà avancé, rappelle son directeur Transport, Antony Deniau. Plus de gasoil ni de gaz dans ses opérations au départ de son entrepôt sec de Chennevières depuis cette année, avec une part majeure de biogaz et de B100 à ce stade, mais une montée en puissance programmée de l’électrique en escomptant atteindre 75% de la flotte en 2030 (dans une démarche inscrite dans le Plan Climat 2030 de Plesio, qui anticipe l’ETS 2 et les coûts qui pèseront sur l’usage de carburants dès 2028). Des investissements avaient été réalisés avec Engie dans des installations de ravitaillement sur cet entrepôt majeur qui traite de forts volumes et tonnages, prolongés par environ 1 M€ récemment consacré au déploiement de 57 bornes de recharge électrique (dont 14 rapides).

32 camions électriques au total début 2027

Si Franprix avait déjà accueilli de premiers moyens électriques dans ses opérations plus tôt dans la décennie, ce sont à ce stade 17 camions électriques qui opèrent depuis ce site de Chennevières ; et leur nombre passera à 32 en début d’année prochaine pour assurer les flux recourant jusque-là au fluvial. C’est d’ailleurs dans le cadre du partenariat avec XPO que ce dernier va déployer ces nouveaux PL semi-City associant un tracteur Renault et une remorque d’une capacité de 20 palettes, adaptés pour circuler et manœuvrer en ville. Cette flotte déjà 100% bas carbone au départ de Chennevières comptera alors 30% de PL électriques et va concentrer les investissements sur le sujet, via l’ajout de 10 à 12 véhicules par an.

Là où les porteurs opérant au départ du port de la Bourdonnais effectuaient 3 tournées par jour, ces PL électriques d’une autonomie de l’ordre de 300 km en effectueront 2 par jour depuis Chennevières (à une douzaine de km du périphérique à vol d’oiseau), dans un planigramme qui ne bouleversera pas la donne pour les magasins. Il y aura un peu plus de km parcourus, mais avec des moyens faisant une grosse différence en termes d’émissions, pour un coût d’exploitation moindre, note Antony Deniau, en faisant valoir les investissements déjà consentis pour la recharge. Mais aussi un coût d’acquisition de ces PL électriques tout juste supérieur à un PL classique neuf, compte tenu des subventions liées au dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie. MR

Auteur :

Maxime Rabiller