Alors que l’Afilog s’apprête à relancer sa commission prospective, plusieurs de ses membres ont livré mardi leur vision des évolutions en matière d’immobilier logistique
La localisation des entrepôts reste l’élément-clé, tant pour les utilisateurs que pour les investisseurs, mais pour la 1ère fois en 2016, la majorité des volumes placés l’ont été hors de la dorsale, a d’emblée relevé Laurent Lamatière, Responsable Développement d’Arthur Loyd Logistique
Une tendance qu’il a reliée à la multiplication des projets XXL, souvent en lien avec la réorganisation des flux de la grande distribution
Le cap des 50.000 m² est régulièrement franchi, a confirmé Philippe Gallois, PDG de SAGL Architectes Associés, en mentionnant avoir récemment déposé un permis de construire pour une plate-forme de 180.000 m²
L’évolution des dimensions touche aussi la hauteur des entrepôts, selon lui : « plutôt que les 10-11 m habituels, les demandes plafonnant à 23 ou 35 m se multiplient pour accueillir de vastes installations automatisées, qui constituent une autre tendance de fond de ces dernières années »
Autant d’évolution évidemment tirées par les besoins des utilisateurs, a relevé Paulo Ferreira, Directeur Associé de Virtuo, en insistant sur leur sensibilité croissante à l’amélioration du cadre de travail, à la qualité des finitions ou à la performance énergétique et économique des bâtiments
Sans parler des progrès en matière de confort acoustique, de l’attention aux ambiances ou à l’aménagement des quais. « Désormais, l’architecture logistique relève vraiment de l’architecture », s’est-il félicité. MR