Jeudi 12 avril, une conférence organisée à Paris par l’AFT a montré les avantages de la blockchain appliqués à la Supply Chain, notamment pour piloter les flux financiers, même si elle en est encore aux prémices dans ce domaine
La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, fonctionnant sans organe central de contrôle
Elle repose sur un registre distribué sur un réseau d’ordinateurs contenant chacun l’historique des transactions et assurant la résilience du système
D’abord, « le dialogue nécessaire entre Directeur Supply Chain et Directeur financier, souvent freiné par le manque de connaissances fines de l’un en finance et de l’autre dans les opérations peut être enrichi par la blockchain », met en exergue Laurent Livolsi, Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille, membre du Cret-Log
De plus, la blockchain peut conduire à automatiser la facturation et le paiement, ce qui va impacter le pilotage et la performance opérationnelle
Elle peut également servir à automatiser le reporting : l’entreprise peut ainsi ajuster ses prévisions au cours de la période choisie, et ainsi mieux anticiper son activité, réaffecter les ressources humaines et mieux piloter sa trésorerie
Ce dernier point permet de développer le besoin en fonds de roulement collaboratif, permettant à l’entreprise de financer plusieurs rangs de fournisseurs, afin d’améliorer leur performance, et donc la sienne
En outre, poursuit M
Livolsi, « si l’accès aux ressources financières est plus facile, les entreprises pourront reconsidérer la réintégration d’actifs logistiques ou de production
Et si l’argent coûte moins cher du fait de la désintermédiation du secteur bancaire, elles ne poseront plus le même regard sur les stocks