La séquence « Les entrepôts ont de l’énergie à revendre » associait Didier Mandelli, sénateur de Vendée et rapporteur de la loi sur l’accélération de la production d’énergies renouvelables (au centre) ; entouré de Vincent Kirklar, pilote de la commission Énergie d’Afilog et directeur immobilier de Stef (g) ; et Marc Daumas, Dg de l’aménageur-promoteur Aire Nouvelle, qui a présenté le dispositif collectif « Booster des Énergies Renouvelables et de Récupération » (d). © M. Rabiller
Transition énergétique, réindustrialisation et compétitivité de l’économie, revitalisation des territoires : la conférence annuelle d’Afilog organisée hier matin à Paris a permis à l’association fédérant quelque 130 acteurs de l’immobilier logistique de faire valoir leur rôle de contributeur –voire de moteur– face ces défis
Un engagement a surtout été annoncé : celui de voir ses membres déployer 5 millions de m² de panneaux photovoltaïques d’ici 5 ans, pour l’essentiel en toiture des entrepôts mais aussi en ombrières de parking
Le tout pour une puissance de 1,2 GW-crête permettant de produite 1,3 GWh/an (l’équivalent de la consommation de 600 000 personnes)
En introduction, le président d’Afilog Claude Samson avait qualifié l’entrepôt de « véritable couteau suisse énergétique, au-delà de sa fonction logistique première »
Didier Mandelli, sénateur de Vendée et rapporteur de la loi sur l’accélération de la production d’énergies renouvelables a ensuite rappelé le retard de la France en la matière, 19% de son mix énergétique à date au lieu de l’objectif de 22%, en livrant un mea culpa en tant que législateur sur l’« enchainement de textes qui en modifient d’autres de moins de 6 mois, avant même qu’ils n’aient fait l’objet de décrets d’application »
Et si l’objectif gouvernemental est de doubler le rythme de développement de cette production nationale d’EnR, les membres d’Afilog entendent contribuer à 5% de cet effort en matière de puissance installée, a enchainé Vincent Kirklar, le pilote de sa commission Énergie
Et si la loi Climat et Résilience de 2021 a introduit le 1er juillet dernier l’obligation pour les nouveaux entrepôts de consacrer à minima 30% des toitures à des centrales photovoltaïques (ou de les végétaliser), ce ratio peut aller au-delà selon lui. « Notamment par la mise en place d’écosystèmes pour une autoconsommation collective, ouverts aux entreprises, collectivités ou habitations situés à proximité de nos entrepôts, a-t-il insisté. Le principe reste à ce stade limité par un seuil de 2 Km et de 3 MWc de puissance qu’il faut faire évoluer ». MR
Auteur :
Maxime Rabiller