Ports

Les très fortes inquiétudes de la profession face aux grèves

NewsLetter | Les très fortes inquiétudes de la profession face aux grèves | publié le : 10.03.2025

Les fédérations professionnelles maritimes et logistiques (y compris les chargeurs, par la voix de l’AUTF) déplorent les conséquences de la poursuite des grèves dans les ports français, à raison d’un arrêt de 4 h un jour sur deux pour l’ensemble du mois de mars et un mouvement de 72 h annoncé du 18 au 20 mars. A ce jour, déjà plus de 300 heures de grève auraient été enregistrées dans les ports français en 2025, contre 166 en 2024. Les fédérations de commissionnaires de transport et de transitaires, au niveau national (TLF Overseas) comme régional, rappellent que les entreprises importatrices et exportatrices se voient imposer des frais supplémentaires considérables (frais d’utilisation de conteneurs, de stockage et de réacheminement des marchandises) qui fragilisent leur compétitivité, et que « près de 25 à 30% des flux de marchandises se détournent déjà vers des ports étrangers comme Anvers, Rotterdam, Wilhelmshaven, Hambourg, Gênes, Barcelone et Savone », avec le risque de ne jamais les voir revenir. Les fédérations professionnelles maritimes et logistiques soulignent également la situation délicate des territoires ultramarins, en situation de dépendance logistique vis-à-vis de leurs ports, et l’absence de fiabilité des opérations portuaires qui entrave l’usage des modes ferroviaires et fluviaux et entraîne un phénomène de report modal inversé. Elles exhortent le gouvernement à la mise en place immédiate d’une cellule interministérielle de coordination regroupant les fédérations professionnelles et les autorités compétentes pour bâtir un plan de continuité d’activité permettant d’assurer le maintien, total ou partiel , de la circulation des marchandises conteneurisées. Les commissionnaires appellent également de leurs vœux une limitation des surcoûts, notamment via l’extension des temps de franchise associées aux frais d’utilisation de conteneurs. JLR

En raison des grèves perlées, l’absence de fiabilité des opérations portuaires entrave l’usage des modes ferroviaires et fluviaux et entraîne un phénomène de report modal inversé. © Haropa Port

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