Plaxtil vise 100.000 t de déchets textiles traités d’ici 2032. En médaillon, Olivier Civil, son fondateur. ©Plaxtil
Créée en 2020 à Châtellerault par un ingénieur Arts et Métiers, Olivier Civil, la startup technologique Plaxtil et sa filiale d’insertion Essaimons (fondée un an plus tard) commencent à jeter les bases d’une nouvelle filière industrialisée de régénération textile en France. L’idée est de transformer via Plaxtil les textiles usagés en un polymère hybride recyclable, proposé comme une alternative au plastique vierge dans la plasturgie.
De son côté, Essaimons incarne la dimension humaine pour des publics éloignés du marché du travail, et formés aux opérations de tri, délissage, démantèlement et préparation des matières. Une première ligne de tri optique des textiles a été installée en 2025 chez Essaimons, et le binôme compte bien accélérer son activité en 2026 avec en ligne de mire un objectif de 100.000 t de déchets textiles opérés d’ici 2032 (à comparer avec les quelques 12,6 M de t de déchets textiles produits chaque année au sein de l’UE). Aujourd’hui, seuls 1 % des textiles collectés sont réellement recyclés, et 87 % sont encore incinérés ou enfouis. JLR
Auteur :
Jean-Luc Rognon