De G à D, Benoît Tallandier et Raphaël Touati, cofondateurs de Baback. ©DR
Moins d’un an après avoir ouvert son capital à la société néerlandaise de capital-investissement Main Capital Partners, Shippingbo annonce l’acquisition de la start-up strasbourgeoise Baback. Co-fondée par Raphaël Touati (CEO) et Benoît Tallandier (CTO), celle-ci propose une plateforme Saas permettant aux e-commerçants de gérer et optimiser leurs parcours clients post-achat via une automatisation de l’ensemble du processus, couvrant l’orchestration des retours, la gestion des échanges et des avoirs, le suivi des expéditions et la coordination des transporteurs partenaires. Utilisable en marque blanche tout en donnant accès à différents KPI (produits les plus retournés, par exemple), elle se connecte nativement à la marketplace Shopify et s’interface aux ERP et WMS. Fondé en 2022, Baback compte aujourd’hui une dizaine de collaborateurs et accompagne plus de 260 marchands e-commerce, principalement dans le secteur de la mode et du prêt-à-porter (Eden-Park, Isabelle Marant, Polène, Balzac Paris, etc.). Sa reprise intervient alors que la jeune pousse a vu le nombre de ses retours traités passer de 72.000 en 2023 à plus de 1,3 million attendus sur 2026.
Un écosystème couvrant tout le parcours logistique
Pour Baback, le fait de passer dans le giron de Shippingbo lui permet de diversifier son portefeuille clients et de s’attaquer à de nouveaux marchés en Europe. Pour la scale-up toulousaine Shippingbo, l’opération renforce sa capacité à couvrir l’ensemble d’un parcours logistique tout en contribuant à son ambition de devenir une référence mondiale sur son marché avec sa plateforme SaaS spécialisée dans la logistique e-commerce combinant des fonctionnalités d’OMS, WMS et TMS. « L’intégration de Baback renforce notre écosystème pour offrir une des meilleures expériences à chaque étape du parcours d’achat, souligne Romain Parent, co-fondateur et CSO de Shippingbo. Sa plateforme permet à la fois la prévention des retours et une gestion avancée de ces derniers, tout en fluidifiant le réassort et la revente, en neuf comme en seconde main. » Pour la scale-up, en rapprochant plus étroitement leurs plateformes, les deux entreprises peuvent réduire les écarts de données et transferts manuels entre équipes clients et équipes logistiques, offrant aux marchands une meilleure visibilité et une exécution plus fluide des opérations, de la commande au retour. AD
Auteur :
Armindo Dias