Trusk préfère l’indépendance sous contrôle à 80% de son management

Spécialiste de la livraison du dernier km de produits lourds et volumineux fondé il y a 10 ans, Trusk entend poursuivre son développement en toute indépendance : dans le cadre d’un MBO (management buy-out), 80% de son capital est passé sous le contrôle de deux co-fondateurs jusque-là minoritaires, Thomas Effantin et Sébastien Tronel, associés à Sarah Gimenez-Fauvety, promue directrice générale de Trusk il y a 18 mois. Leur objectif est de voir l’entreprise doubler de taille d’ici 5 ans tout en accentuant la rentabilité et sans écarter un volet d’acquisition. Accompagnée par un pool bancaire (SG, LCL, Arkéa, Caisse d’épargne IdF et Bpifrance), l’opération a aussi été soutenue par deux de ses fonds historiques : Daphni, qui avait participé à une levée de 7 M€ en 2019, et Global Capital Partners à un autre tour de table fin 2023. Devenu rentable il y a un peu plus de 3 ans justement, Trusk se voyait courtisé par « plusieurs grands acteurs de la logistique », et a donc préféré la reprise de son indépendance plutôt que la perspective d’une cession.

Plus de 500 références clients

Sur 2025, Trusk et ses 180 collaborateurs auront réalisé quelque 3 millions de livraisons, sachant que son portefeuille clients dépasse les 500 références, dont des acteurs majeurs du retail et e-commerce dans l’ameublement, l’électroménager ou le bricolage (Ikea a compté parmi les premiers, et sont aussi cités Castorama, Point.P ou Emma Matelas). Opérant à 65% via des véhicules électriques, Trusk a aussi illustré sa démarche responsable en tachant d’assurer une seconde vie à certains produits récupérés lors des livraisons ou à en assurer le reconditionnement, en lien avec des organismes tels que Iloé et Ecosystem. « Notre métier ne se résume pas à la livraison, note Sébastien Tronel, son directeur financier. Depuis le premier jour, nous construisons Trusk autour de trois piliers : des équipes engagées, une exigence opérationnelle forte et une technologie maîtrisée, au service de la réussite de nos enseignes partenaires ».  Et c’est par exemple sur l’IA agentique que mise actuellement l’entreprise : « D’ici la fin d’année, nos développeurs n’écriront plus de code mais piloteront des agents IA capables de décupler notre vitesse de développement. Cette évolution recentre nos équipes sur ce qui fait leur force : le travail en équipe, la créativité et l’expérience client », fait valoir sa DG, Sarah Gimenez-Fauvety. MR

Auteur :

Maxime Rabiller

22/06/2026

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