Dans ce nouvel épisode du podcast Supply Chain Magazine, Maxime Rabillet interroge Loïc Heusen, directeur général France d’AutoStore. Le sujet du jour : la robotisation, et si la vraie solution était la simplicité.
Loïc Heusen revient d’abord sur les origines d’AutoStore. Le système est né il y a 30 ans dans un fjord norvégien. À l’époque, un distributeur de composants électroniques avait besoin d’un stockage très dense. Il a donc développé une solution autour de 5 modules : la grille, les bacs, les robots, l’intelligence logicielle et les postes de picking. Ces principes n’ont pas changé depuis.
Aujourd’hui, AutoStore compte près de 2 000 installations dans le monde, dont 60 en France. Par ailleurs, l’entreprise ne réalise pas elle-même l’intégration. Elle s’appuie plutôt sur un réseau restreint de 7 intégrateurs partenaires : Dematic, Swisslog, Element Logique, Toyota, Kardex, Smartlog et FIV.
La gamme couvre des besoins très variés. D’un côté, on trouve des solutions pour petits e-commerçants, avec l’offre Pio. De l’autre, on trouve des installations pour de grands acteurs 3PL, qui dépassent parfois le million de bacs. Les secteurs concernés sont eux aussi nombreux : e-commerce, automobile, santé, et bien d’autres encore.
Un atout clé distingue AutoStore : la compatibilité ascendante. Ainsi, un système installé il y a 20 ans peut bénéficier des innovations logicielles les plus récentes. C’est notamment le cas de l’IA, désormais couplée au cloud via la solution CubeServe. Cette technologie permet le benchmark et l’amélioration continue des performances. Les gains constatés atteignent jusqu’à 30%.
Enfin, le système a aussi repoussé ses limites opérationnelles. Par exemple, certaines installations fonctionnent désormais à -25°C, comme chez La Réserve des Saveurs.