Dans cet épisode du podcast Supply Chain Magazine, Jean-Luc Rognon interroge Édouard Podolak. Il est consultant exécutif industrie chez Hexagon, division AEM (Asset Lifecycle Intelligence). Le sujet du jour : la gestion des actifs (EAM), et son rôle stratégique dans la logistique.
Édouard Podolak explique d’abord que l’EAM dépasse le simple acronyme. En effet, c’est un levier stratégique pour les entreprises. Celles-ci doivent désormais gérer la résilience, l’environnement, la digitalisation et la satisfaction client. Une solution comme Hexagon EAM repose ainsi sur 5 piliers : la maintenance prédictive, un référentiel unique, des applications mobiles, une planification intégrée et la performance environnementale.
Par ailleurs, l’enjeu principal reste la fragmentation des outils. Beaucoup d’entreprises utilisent en effet des logiciels déconnectés pour la maintenance, les stocks et la planification. Cette fragmentation entraîne des silos de données, des interventions réactives plutôt que préventives, ainsi que des retards coûteux. Hexagon EAM résout ce problème grâce à un référentiel unique. Cette centralisation permet d’anticiper les besoins et de réduire les coûts.
L’outil peut d’ailleurs être comparé à un ERP dédié aux actifs, ou même à un jumeau numérique opérationnel. Il s’adresse surtout aux structures moyennes à grandes, multisites et internationales. C’est notamment le cas de FM Logistique, client historique d’Hexagon. Cette entreprise est passée du papier à un suivi centralisé et temps réel.
Enfin, le déploiement dure généralement de 3 mois à un an. Le retour sur investissement, lui, intervient sous 9 à 18 mois.