Un gâteau de 320 milliards d’euros

« Le ferroviaire entre la Chine et l’Europe représente un formidable enjeu économique », affirme le cabinet conseil TNP qui vient de réaliser une étude sur le sujet

Partant du constat que le transport trans-eurasiatique représente un gâteau de 320 milliards d’euros que les compagnies maritimes se gloutonnent à près de 95%, le cabinet voit pour le rail une opportunité d’autant plus prometteuse que le contexte évolue en sa faveur

En effet, l’ouverture à la concurrence et la mise en place de corridors de fret pourraient faciliter l’usage du train de marchandise, un mode finalement très compétitif en termes de délais (entre 18 et 20 jours, contre 35 à 40 pour la mer), mais aussi d’émissions de CO² : 0,24 tonnes, contre 2 tonnes pour les porte-conteneurs et 70 tonnes pour l’aérien

Même si les difficultés techniques subsistent, des expériences menées par de grands opérateurs comme DHL ou encore DB Schenker et son client Siemens (Cf. la NL de vendredi), prouvent qu’elles peuvent être surmontées avec succès

Face à ces initiatives réussies, le cabinet TNP estime que les géants du fret auraient tout intérêt à mieux collaborer en Europe et en Russie pour proposer une offre de transport cohérente et efficace en réponse à la saturation des ports chinois et aux contraintes de flux de plus en plus tendus

Reste qu’ils devront également bénéficier du soutien des Etats et des politiques plus souvent motivés par le court terme que par l’aménagement du territoire européen

La slovène Violeta Bulc, toute nouvelle commissaire européen au transport, aurait dans ses priorités de faire émerger un consensus commun et de faciliter le fret ferroviaire au sein de l’EU

En aura-t-elle vraiment la force et les moyens ? L’avenir nous le dira. JPG