©S. Trouvé
Depuis la loi APER de 2023, les entrepôts de l’Hexagone ont l’obligation d’intégrer une surface croissante de panneaux photovoltaïques en toiture. Mais que faire de l’électricité produite quand les tarifs réglementés d’achat régissant la réinjection de MWh dans le réseau public deviennent dérisoires ? La réponse est de plus en plus évidente : il faut choisir un modèle d’autoconsommation partielle ou totale, à condition de pouvoir stocker sur batteries une partie de l’énergie produite durant les heures d’ensoleillement, comme l’exemple de SPI Group à Saint-Vulbas le montre si bien. D’autant que le prix du MWh pour les entreprises s’est envolé de 60% depuis 2021 et devrait continuer son ascension dans les années qui viennent. A cela s’ajoute la vague d’électrification des camions qui se profile, boostée ces dernières semaines par l’augmentation des aides à l’achat basée sur les Certificats d’Economie d’Energie (CEE). Dans cette perspective, l’entrepôt pourrait ainsi devenir un pôle d’attraction pour les camions « propres » qui viendraient s’y alimenter en électricité, et pourraient même servir de batteries de stockage externe hors des heures de tournées. Et le cercle vertueux ne s’arrête pas là : l’option d’autoconsommation collective (ACC), c’est-à-dire de revente de l’électricité à un tarif préférentiel aux entreprises ou aux particuliers dans un rayon de 2 à 10 km autour de l’entrepôt (selon les zones) pourrait bien changer la donne en matière d’attractivité de la logistique au niveau local. En tout cas, le Club Déméter Logistique Responsable et Afilog planchent déjà très sérieusement sur le sujet. Jean-Luc Rognon
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Jean-Luc Rognon
