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Les grossistes sont en péril, prévient la CGF

Les hausses de coûts liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient sont difficiles à gérer pour les grossistes. C’est ce que met en exergue la dernière enquête flash menée auprès des adhérents de la Confédération des Grossistes de France (CGF). Réalisée avec Xerfi, elle révèle que plus de 75% des entreprises interrogées ont enregistré des hausses généralisées de coûts sur au moins deux des quatre postes étudiés : prix des marchandises, emballages, collecte de déchets et transport routier. Uniquement au niveau transport, près de 80% des sociétés ont subi une augmentation, avec pour 28% d’entre elles une hausse supérieure à 28%. En moyenne, les coûts du TRM ont progressé de 3,8%, devant ceux liés aux marchandises (+2,7%), aux emballages (+2,1 %) et à la collecte des déchets (+1,8 %). Et cela n’a évidemment pas été sans incidence sur les marges. Auprès de leurs clients du secteur privé, 38% des grossistes n’ont pu répercuter aucune des hausses, et parmi ceux qui y sont parvenus, ils n’en ont répercuté en moyenne que 9,1%. Côté secteur public, ils ont été 54% à ne pas avoir répercuté les hausses, et ceux qui ont réussi n’en ont ‘récupéré’ en moyenne que 6,5%.

Une situation jugée intenable

« Cette situation où nos entreprises subissent des hausses de coûts qu’elles ne peuvent quasiment pas répercuter n’est pas tenable dans la durée, prévient Stéphane Antiglio, le président de la CGF. Elle l’est encore moins dans la commande publique, où les grossistes doivent continuer à honorer leurs contrats alors même que leurs coûts évoluent fortement ». L’organisation appelle à ce que les clauses de révision de prix des contrats soient plus réactives et réellement appliquées, en particulier dans la commande publique. « Dans une période où ils jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement quotidien des entreprises, commerces, restaurants, collectivités et services publics, préserver la capacité des grossistes à répercuter une partie des hausses qu’ils subissent est une question de résilience économique autant que de continuité d’approvisionnement », conclut la CGF. AD

Auteur :

Armindo Dias