La Supply Chain du e-Commerce suscite un fort engouement

L‘association Dauphine Supply Chain (anciens élèves du Mastère logistique de Paris Dauphine) a organisé en partenariat avec Savoye et Supply Chain Magazine vendredi dernier un après-midi de conférences sur le thème « Supply Chain du e-commerce

Service, qualité, innovation… oui, mais à quel coût ? »
qui a rempli le grand amphi H du Pôle Léonard de Vinci, de Courbevoie

Co-animées par Jean-Philippe Guillaume (SCMag) et Fabien Esnoult (Colizen, Aslog IDF), ces conférences ont commencé par une présentation d’Olivier Moreau, Président Fondateur d’Orium, Groupe La Poste

Selon lui, nous passons d’une société de stock à une société de flux

En outre : « Après avoir connu le commerce traditionnel 1.0 tel qu’il y a 10 ans, nous en sommes au commerce 2.0, Off-line et On-line avec du cross-canal et nous allons vers le commerce 3.0, l’omni-commerce, qui consiste tel que l’a défini E-Bay, à relier les gens aux biens qu’ils aiment partout, à tout moment, sans limite »

Pour Olivier Moreau, le passage du e-commerce à l’omni-commerce, avec l’omni-logistique qui va avec, serait une question de semestres… Alexandre Baron, Directeur Logistique et Service Client de Brandalley a dépeint la progression de sa logistique et soutenu son choix de la sous-traitance

De 100 commandes au Noël 2005 préparées par deux stagiaires sur 15 m², Brandalley est passé à 2.000 m² d’entrepôt avec le système de préparation put-to-light de L4 Epsilon en 2008, puis à 10.000 m² sous-traités à SED-Logistique en 2011, avec un process de chariots multi-préparations

Et depuis mi-2011, il recourt à un trieur vertical mutualisé par SED avec d’autres clients comme Jennyfer et d’autres à venir en 2013 et occupe 18.000 m². « Avec une telle croissance, il était évident de sous-traiter ! », justifie Alexandre Baron en soulignant la difficulté sinon d’ajuster les ressources et l’impossibilité de gérer des stocks de débord, vu leur choix de regrouper les produits d’une même commande

En textile, Brandalley a 10% de retours, dont 80% peuvent être remis en stock, 10% reviennent chez le fournisseur et 10% doivent être démarqués

L’e-commerçant encourage les retours, gratuits s’ils font l’objet d’un avoir. « La logistique devient un argument marketing en dépassant les promesses clients », estime-t-il

Delamaison.com vend tout ce qui se trouve dans une maison hors le high tech

Créé en 2005, il emploie 120/130 personnes et gère 35.000 références dont 10.000 en stock

Racheté en juin 2012 par le groupe Adeo, il a quant à lui opté pour l’internalisation de sa logistique, sous-traitée de 2005 à 2007

Delamaison a ouvert un site de 3.500 m² aux Ulis (91) avec L4 Logistique qui l’a aidé progressivement à prendre la main

A présent, Delamaison compte 15.000 m² et emploie 50 personnes en logistique

En ce qui concerne la gestion des retours, pour lequel un processus spécifique et transparent a été développé, François Cabirol, Responsable Logistique de Delamaison.com souligne l’importance des S.I., des RH, de la fluidité du processus, de la mise en place de processus de reconditionnement et de seconde vie ainsi que de processus de retours SAV et retours fournisseurs. CP
Photo 1 ci-contre : Alexandre Baron, Directeur logistique
et service client de Brandalley ©C.Polge
Photo 2 ci-contre :
François Cabirol, Responsable logistique
de Delamaison.com ©C.Polge

Photo 3 ci-contre: Olivier Moreau, DG d’Orium
dans le compte rendu de la conférence Dauphine
Photo : les intervenants de Dauphine