Le mouvement contre l’écotaxe se radicalise

Ces derniers jours le mouvement de contestation contre l’écotaxe a pris de l’ampleur

Vendredi, l’AUTF contestait la légalité de la circulaire d’application du 2 aout dernier(1) et portait l’affaire devant le Conseil d’Etat

Samedi c’était au tour des bretons de manifester une nouvelle fois leur colère, notamment à Saint-Alloueste (Morbihan) et à Pont-de-Buis, théâtre de violents affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre

De quoi faire réagir le premier ministre qui, sans remettre en cause la date fatidique du 1er janvier, a évoqué de nouvelles propositions qui tiendront compte « des colères et des inquiétudes »

S’agit-il de la colère des chargeurs exprimée à travers l’initiative de l’AUTF ? S’agit-il de celle des transporteurs qui redoutent les conséquences de l’écotaxe(2 )sur les négociations tarifaires à venir ? S’agit-il de l’inquiétude des bretons (industriels de l’agroalimentaire-transporteurs-agriculteurs-pêcheurs) qui selon l’IFOP sont « à 74% vent debout contre l’écotaxe », principalement dans le Morbihan (82%) et dans le Finistère (81%) ? Sauf à revenir sur le principe même de nouvel impôt, la marge de manoeuvre est décidément bien étroite face à une telle diversité d’interlocuteurs et à une contestation qui ne cesse de s’amplifier. JPG
(1) Cf. la newsletter numéro 1712 de vendredi dernier
(2) « …la majoration du prix de transport en compensation de cette taxe est de plus en plus contestée par les clients du transport routier », soulignait l’OTRE récemment dans un communiqué.