Le sujet du choix du prestataire et de son rôle était ensuite évoqué en détail par Manal Sakr, Director Trade Compliance Europe d’Expeditors. « Il ne faut jamais travailler seul, et ceci est d’autant plus vrai pour les petites structures
Parce qu’elles font peu de transactions, les PME s’imaginent moins à risque que les autres, or c’est tout le contraire
A la moindre défaillance c’est l’entreprise entière qui est en jeu
Vous devez vous entourer d’un prestataire qui saura vous poser les bonnes questions, analyser en détails vos process et trouver des solutions avec vous
Vous devez être proactif
Nous travaillons avec les douanes en permanence pour rester au courant des dernières actualités et pour vous éviter de vous retrouver en porte-à-faux
Avec des situations comme celle de l’Ukraine, tout peut changer du jour au lendemain » explique-t-elle. « Il n’y a jamais eu autant de conflits dans le monde » renchérit Jean-Christophe Cuvelier, Directeur Conseil et Business d’Alis-International, « En 1900, il existait 50 pays dans le monde contre 200 aujourd’hui, et nous échangeons de plus en plus
La complexité du commerce international ne fait qu’augmenter
Il faut donc en accepter les règles et intégrer la dimension règlementaire dans la stratégie business de l’entreprise afin d’éviter les goulots d’étranglement et de s’assurer que celle-ci tienne la route » préconise-t-il
Cette complexité créerait un « effet ciseaux » selon Paul-Simon Tomas, Country Manager d’Amber Road : « Les procédures et droits en douane ont été simplifiées en Europe mais en dehors, non assistons à une multiplication des accords de libre-échange
Le nombre de black-lists prolifèrent et les entreprises doivent faire leur due diligence
La technologie est là pour les aider à automatiser les tâches répétitives et à rester « compliant »
Désormais, le gendarme international étend sa juridiction au-delà des frontières et la notion de traçabilité devient essentielle
Heureusement, les autorités évoluent et travaillent volontiers avec les entreprises » conclut-il
Cette conférence était animée par Jean-Philippe Guillaume, Directeur des rédactions de Supply Chain Magazine avec la collaboration et le soutien de Régis Bourbonnais, directeur du Master Supply Chain de Paris Dauphine. PM
