L‘International RFID Congress qui s’est tenu à Lille les 4 et 5 octobre était consacré cette année au secteur de la distribution
L’occasion pour l’organisme GS1 de réaliser un nouvel état des lieux des déploiements de la RFID dans ce secteur d’activité qui est à l’origine de la création et de l’adoption du standard EPC (Electronic Product Code)
La présence de grandes enseignes : Wal-Mart, Carrefour, Auchan, Castorama, a en effet permis de dresser des perspectives claires quant aux modèles économiques des usages de l’EPC
Pierre Georget, directeur général de GS1 constate : « Le code à barres a mis 15 ans pour se mettre en place
La RFID existe depuis 10 ans, elle est standardisée depuis 6 ans
Mais après une phase d’enthousiasme, puis une phase de désillusion, nous observons aujourd’hui une montée en puissance tout à fait conséquente de l’EPC »
Les avis convergent sur les bénéfices apportés par l’usage de l’étiquette EPC par le monde du Retail
De nombreux utilisateurs ont pu constater que l’EPC agit de façon déterminante sur un indicateur de performance qui conditionne de nombreux aspects de la profitabilité des enseignes
Dans le secteur de la mode et de l’habillement aux Etats-Unis, les déploiements de l’EPC ont fait croître cet indicateur à 95% contre un taux préalable moyen de 63%
L’EPC agit pour cela sur un processus critique : l’inventaire
Il en améliore la qualité mais aussi la productivité d’un facteur 60
Les magasins ont alors la capacité de contrôler leurs stocks plus efficacement et beaucoup plus fréquemment
Ils en tirent un bénéfice qui représente le pilier des ROI des déploiements de l’EPC dans le secteur de la mode/habillement (Wal-Mart, JC Penney, Macy’s, etc.)
La distribution française a également pu mesurer ce phénomène
L’enseigne Cléor qui affiche une croissance notable (+18% de CA à périmètre constant) dans un marché de la bijouterie en berne (-2%) a témoigné de la contribution prépondérante de la RFID dans cette réussite. « Dans la bijouterie, les inventaires tournants sont particulièrement longs et pénibles à réaliser
Il faut pour cela déstructurer la vitrine avant de la recomposer à l’identique et cette opération prend des heures ! Avec la RFID nous évitons de mener ces opérations qui agissent comme des repoussoirs auprès de notre clientèle
Nos équipes sont aussi délestées de ces tâches administratives et redeviennent des vendeurs à part entière », rappelle l’enseigne. JPG
Informations complémentaires www.GS1.fr
Photo 1 : Pierre Georget, Directeur général de GS1,
au congrès RFID de Lille