Une activité en demi-teinte au premier semestre

Après une année 2013 dynamique, le marché de l’immobilier logistique affiche à mi-parcours des résultats en demi-teinte. « A son actif, la demande placée est en hausse de plus
de 16 % par rapport à la même période en 2013 »
, estime Didier Terrier, Directeur Général d’Arthur Loyd Logistique, en ajoutant que « les commercialisations sont toutefois en berne au Nord et au Sud de la dorsale, et que le contexte de croissance atone offre des perspectives limitées. » L’Ile-de-France effectue un bon rattrapage au 2ème trimestre, affichant 415.000 m² placés, fort de la concrétisation de 8 clés-en-main initiés de longue date pour près de 200 000 m²

Le marché lyonnais affiche également un rebond inattendu avec 142.000 m², à la faveur de deux transactions d’envergure (52.000 et 30.000 m²)

Mais ces dernières ne masquent pas la faiblesse du niveau des transactions

Les marchés marseillais et lillois ne dépassent pas le seuil de 30.000 m² placés, bien en retrait de leurs performances de 2013

La région marseillaise peine à trouver un rythme régulier de croisière depuis 2009, tandis que la demande exprimée et les perspectives de clés-en-main qui portent habituellement le marché lillois font encore défaut.
Les marchés secondaires tirent leur épingle du jeu en recueillant 30% du volume commercialisé

La région Centre conforte son avance depuis 2012 avec 77.000 m² placés, suivie par Bordeaux (52.000 m²) et Rennes (35.000 m²)

Les valeurs locatives restent globalement stables, à 49 €/m²/an en Ile-de-France (hors 1ere couronne) et de 41 à 44 € sur la dorsale

L’offre immédiatement disponible augmente essentiellement en région parisienne (+12% en 6 mois). Les autres pôles, Lyon en tête, restent sous-offreurs

Le potentiel de développement reste intact

Le marché de l’investissement bénéficie d’une belle progression (près de 600 millions d’euros), grâce à la cession de portefeuilles

Malgré la bonne tenue de certaines régions au cours de ce 1er semestre, les indicateurs économiques et la conjoncture insaisissable se traduisent par une demande exprimée faible et des projets moindres

Didier Terrier conclut : « cette conjoncture confirme nos anticipations de commercialisation en retrait pour le reste de l’année 2014. » JPG
Photo : Didier Terrier

03/09/2014

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