En fait, la grande nouveauté de ces actions concrètes réside dans la mesure n°1, qui marque la volonté de « préfigurer et expérimenter la création de clusters fret ferroviaire sur des territoires volontaires, afin de faire émerger un modèle économique adapté aux besoins de l’économie locale, et intégrant les questions d’infrastructure, de leur exploitation, de service, de réglementation et d’organisation territoriale »
Autrement dit une gouvernance davantage territorialisée, régionalisée pour faciliter la mise en relation de l’ensemble des acteurs (industriels, transporteurs, opérateurs ferroviaires, CCI, préfecture, etc.) dans le montage de projet d’OFP (Opérateurs ferroviaires de Proximité)
Le Ministre se déclare d’ailleurs favorable au « retournement culturel » qui consisterait à assouplir ou en tout cas adapter la réglementation en vigueur en ce qui concerne les réseaux capillaires, indispensables au maintien d’une solution fret
Un groupe ad hoc interdisciplinaire sera d’ailleurs chargé de proposer sous 6 mois des mesures de simplification réglementaire et normative.
Evolutions qui pourraient d’ailleurs faire l’objet d’amendements fret dans le futur projet de loi sur la réforme ferroviaire dont la première lecture aura lieu en juin à l’Assemblée
A la fin de la conférence de presse, Christian Rose, le rapporteur du groupe de travail n°1 (domaine de pertinence du fret) et délégué général adjoint de l’AUTF (Association des Utilisateurs de transport de Fret) s’est notamment félicité que le Ministre soit sensibilisé à la problématique d’une gouvernance locale au niveau des réseaux capillaires, soumis à des normes moins contraignantes. « J’ai cru comprendre qu’une régionalisation de la taxe poids lourds pouvait éventuellement faire partie des pistes d’évolution du dispositif qui pourrait alors assurer une partie du financement pour la gestion de ce réseau capillaire » a-t-il ajouté, sur sa lancée
A suivre… JLR