Le chantier de réhabilitation de la Samaritaine, démarré en septembre 2015 pour une durée de trois ans, conçu par Vinci constructions en collaboration avec CHR-Raboni, Le Sommer environnement et Paprec, se veut très ambitieux sur le plan environnemental
Le chantier répond à de multiples normes et certifications, y compris internationales
L’évacuation par une barge Paprec de 14.000 m3 de DIB (déchets industriels banals) sur un total de 110.000 m3 est une nouveauté dictée par les contraintes environnementales
Les gravats (6.000 tonnes sur ce chantier) étant déjà transportés par voie fluviale
Si aujourd’hui, 35% des déchets du chantier transitent par la Seine, il est prévu de monter à 45%
Aujourd’hui, jusqu’à 15 camions bennes effectuent plusieurs rotations par jour pour emmener les déchets sur la base CHR-Raboni du port d’Ivry-sur-Seine, sur une distance de 6,2 km
D’ici, une péniche d’une capacité de 300 tonnes (équivalent de 60 camions) les achemine jusqu’au port de Gennevilliers, 38 km en aval, où Paprec dispose d’une plate-forme équipée pour le tri informatisé
La péniche collecte les déchets des différents ports parisiens et les décharge à Gennevilliers le lundi. « Le coût du transport par camion est de plus en plus cher, du fait des conditions de circulation
D’où l’idée de massifier par le fleuve », souligne Erwan Le Meur, DG adjoint de Paprec
Cependant, la situation du chantier au cœur de Paris, notamment dans la portion de voies sur berges tout récemment fermée Rive droite, a limité les ambitions en termes d’alternatives à la route pour l’évacuation des déchets
Si les acteurs de cette boucle vertueuse, présentée hier matin à la presse, ont défendu l’idée d’une logistique urbaine de proximité, ils ont dû très vite admettre que la solution fluviale rencontre aujourd’hui deux obstacles majeurs : le coût élevé de la location des quais, fixé par Ports de Paris, et la résistance des élus parisiens face à au problème d’acceptabilité d’un développement de l’activité industrielle sur les bords de Seine, au détriment des loisirs
Ce qui empêche par exemple que les matériaux de constructions soient, eux-aussi, acheminés par le fleuve. SLG