Certes, la livraison par drone partout en Europe n’est pas pour demain matin, mais les deux annonces de ce mois-ci, de part et d’autre de la Manche, donnent tout de même matière à réflexion, même aux plus sceptiques
Il y a d’abord eu le 7 décembre ce vol totalement automatisé d’une durée de 13 minutes, entre un centre de préparation de commandes Amazon et une ferme dans la région de Cambridge, dans le jardin de laquelle un drone a déposé délicatement deux petits produits commandés sur Internet moins d’une demi-heure plus tôt
Ce qui a permis aussi à Amazon de réaliser une belle vidéo pour poursuivre l’opération de médiatisation de son projet de service Amazon Prime Air
Et puis avant-hier, c’est DPDgroup, la filiale express internationale du Groupe La Poste, qui a communiqué sur l’obtention récente d’une autorisation de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) pour opérer « pour la première fois au monde » une ligne commerciale régulière permettant de livrer des colis par drone
Après deux ans de tests, cette ligne de 15 km située dans le Var relie le relais Pickup de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume au petit village de Pourrières
Il ne s’agit pas de livrer des particuliers, mais la pépinière d’entreprises de Pourrières, d’une douzaine de start-ups technologiques dont Atechsys, le partenaire de la Poste pour la conception et la réalisation du drone livreur (3 kg de charge utile, 30 km/h de vitesse de croisière)
Les colis auparavant livrés par Chronopost et DPD France seront expédiés par drone à partir du de Saint-Maximin, de manière hebdomadaire, dans un créneau horaire qui devra néanmoins être défini chaque semaine avec la DGAC, en fonction des conditions météo
Le vol est automatisé, mais la DGAC impose tout de même la présence d’un superviseur capable de reprendre la main en cas de problème
A l’arrivée et au départ, un terminal automatisé gère la prise en charge du colis. JLR