Arne Mielken, Expert Trade et Douane UE Amber Road a quant à lui évoqué la révision de la politique de contrôle des exportations dans l’UE de décembre 2015 dans un contexte sécuritaire, scientifique & technologique et économique. « C’est maintenant que la commission doit travailler avec vous pour avoir un vrai réseau de professionnels prêt à lancer le débat sur la liste des produits à double usage, en mise à jour continuelle », a-t-il conclu. « Il y a des bénéfices à aller chercher dans les accords préférentiels et dans l’optimisation des droits de douanes, a repris Nicolas Ethevenin. 33% des entreprises françaises paient plus de 5 M€ de droits de douanes par an et 50%, plus de 100K€, mais elles ne sont que 22% à utiliser les accords de libre échange », a-t-il asséné
Les process chronophages étant notamment un frein, d’où l’intérêt d’être accompagné par un expert et de s’outiller pour surveiller les évolutions et automatiser les process
Enfin, Arnaud Idiart, Directeur Compliance et Conseiller aux contrôle des exportations du Groupe Airbus a exposé le système simple (et sous Excel) qu’il a déployé pour estimer le niveau de risques des pays, sur la base d’informations fournies par les équipes locales et de bases de données partagées (ONU, OCDE, etc.). « Ce système d’aide à la décision est un process solide et respecté », s’est-il félicité, en précisant qu’en cas de problème, ce serait la décision prise par l’entité qui exporte sur la base de la recommandation qu’il a lui-même faite et signée qui serait analysée par un juge (le patron de filiale étant pénalement responsable)
Un cocktail en début de soirée a permis à la centaine de participants de poser des questions encore plus pointues aux intervenants. CP