Selon Arthur Loyd Logistique la demande placée pour les entrepôts de plus de 10.000 m² reste encore bien orientée avec plus d’un million de m² commercialisés depuis le début d’année
Didier Terrier, directeur général, note que le 2e trimestre accuse toutefois un net ralentissement, très sensible sur la dorsale
Avec 410.000 m², l’Ile-de-France affiche une baisse de 20 % par rapport à la même période en 2015
Les transactions évoluent sur des créneaux de surfaces plus petites (inférieures à 20.000 m²), dans l’existant (40 % sur des bâtiments de classe B), animées aux 2/3 par les prestataires, avec une concentration au Sud de la Francilienne
Sur le reste de la dorsale, les volumes sont en fort recul avec seulement 3 transactions de classe A et B sur chacun des pôles : 37.000 m² en région marseillaise, 58.000 m² et 72.000 m² pour les marchés du Nord et de Lyon
Mais si les zones « prime » sont plutôt en berne, le redéploiement de la Supply Chain de la grande distribution contribue dans un même temps à la percée spectaculaire des marchés secondaires, qui captent 47 % de la demande placée et 3 clés-en-main sur 4
En tête du peloton, la région Bourgogne avec 127.000 m² (dont 2 projets XXL de Carrefour), la région Bretagne avec 115.000 m² (dont la plus grosse transaction de l’année, 70.000 m² par ITM), suivies par Bordeaux et Midi-Pyrénées
Côté offre, la tendance est à la stabilité, voire à la baisse sur l’ensemble des marchés depuis le début de l’année, avec pour constante le recul des surfaces neuves et qualitatives, malgré le retour timide mais salué des opérations en blanc depuis 2015
Enfin Arthur Loyd Logistique constate que les valeurs locatives faciales évoluent peu, en dépit des pressions sur l’offre et une conjoncture plutôt porteuse : elles s’établissent dans une fourchette allant de 47 à 58 € le m² en Ile-de-France et de 43 et 46 € sur le reste de la dorsale. JPG
Photo : Didier Terrier