« Les consommateurs sont-ils prêts à payer davantage pour un produit durable d’un point de vue environnemental et socialement responsable ? », c’est la question qui était posée par le Council of Supply Chain Management Professionals lors de la dernière Roundtable de San Francisco
La réponse est malheureusement non nous rapporte Robert Bowman, Managing Director de Supply Chain Brain. « Nous aimerions croire que les gens demandent du développement durable et qu’ils sont prêts à payer pour ça, mais les études de marché montrent le contraire », déclarait à cette occasion Michael Korobi, VP of Sustainability chez Levi Strauss & Co qui investit pourtant dans les plantations de coton moins gourmandes en eau
Visiblement, les entreprises ne sont pas prêtes non plus, la responsable du développement des emballages pour une marque de produits de beauté ayant avoué à propos de PulpWorks, un fabricant d’emballages écologiques « j’aime leurs produits, mais s’ils coutent un dixième de centime plus cher, je ne peux pas les acheter »
Et Paul Tasner, co-fondateur et CEO de PulpWorks, de confirmer : « La plupart du temps, on nous claque la porte au nez
Ca s’améliore chaque jour, mais les progrès sont lents ». Seul le secteur du high tech serait sensible à la qualité sociale et environnementale de produit mais là encore, les avancées doivent être réalisées à iso-coût.
Tout cela n’empêche pas les industriels d’imposer à leurs sous-traitants de mettre en place des politiques RSE et de fournir des produis plus verts : « Notre approche est : pliez-vous à nos exigences ou vous ne pouvez plus travaillez pour nous »
La green Supply Chain, c’est donc pour demain, peut-être. PM