Cette synthèse documente aussi les initiatives circulaires d’acteurs tels que Michelin, Orange ou Valused, et a bénéficié entre autres de la contribution de Decathlon, Manutan, Legrand, L’Oréal, OEMServices, Renault ou Saint-Gobain. © Citwell / France Supply Chain
Fruit d’un travail collaboratif, c’est une méthodologie en 6 axes qu’ont formalisé le cabinet de conseil Citwell et l’association France Supply Chain pour contribuer à accélérer la transition vers une Supply Chain circulaire
Au-delà des enjeux systémiques et principes de la circularité, elle aborde d’un point de vue SC des questions d’indicateurs, d’outils, et bien sûr d’organisation
Citwell avait plus que défriché le sujet dans un travail de fond dévoilé à la SITL 2023 (voir NL 3750), ici enrichi d’échanges en ateliers sous l’égide de France SC
En 1er point, cette méthodologie appelle à une redéfinition de la valeur des produits en valeur d’usage, pensée dans une logique de partage –y compris économique– à l’échelle d’un écosystème, pour justement maximiser les possibilités d’usage des matières et produits dans le temps, en mobilisant les bons savoir-faire
Vient ensuite l’enjeu d’un schéma directeur pour cette circularité, avec de multiples critères de typologie (location, réparation…), modèle économique, volumes, marchés cibles ou territoires
Le tout pour dimensionner les capacités requises, avec des arbitrages à faire comme la centralisation / décentralisation de ces opérations, ou la nécessité d’identifier les seuils de rentabilité
Le 3ème axe porte sur le pilotage et exige des indicateurs centrés sur l’intensité d’usage : nombre de cycles, taux de retour et évaluation de leur qualité, coût de remise à niveau, taille du gisement des ressources, ou indicateurs d’impact en termes de CO2eq, d’empreinte matière, taux de recyclage
Le 4ème aborde ce pilotage sous l’angle des outils de planification (S&OP, PDP), avec des paramètres à intégrer comme la prévision du gisement, la disponibilité des capacités (machines, compétences) ou la projection des stocks, et les impacts coûts / logistique associés. La gestion opérationnelle fait l’objet du 5ème axe, plutôt data, avec l’impératif d’une traçabilité rigoureuse pour optimiser flux et gisements et maximiser la rentabilité
Enfin, c’est la mise en place d’une organisation spécifique qu’aborde le 6ème axe, avec une approche plus flexible et collaborative que pour la Supply Chain « linéaire », et des enjeux de coordination entre les différentes parties prenantes, de mutualisation des activités ou des compétences entre les circuits circulaires et linéaires, ou de centralisation / multi-localisation selon les activités. MR
Auteur :
Maxime Rabiller