La filiale française du groupe belge de transport et de logistique Ziegler était placée en redressement judiciaire depuis début mars. ©Ziegler
La semaine dernière, le groupe belge de transport et de logistique de marchandises a vu la quasi-totalité de ses activités françaises liquidées par le tribunal de commerce de Lille, le 31 mars, après une période très courte de redressement judiciaire (voir NL 4359) et seulement quelques offres de reprise très partielles. Les juges ont mis fin à la société mère dans l’Hexagone, Ziegler France – 1436 salariés dans 51 agences – et à la filiale Satra, qui employait 71 personnes dans ses agences de Lesquin, Bapaume et d’Aulnay-sous-Bois. Deux autres filiales, Ziegler Services (55 salariés à Bressuire), et Dornach France (55 salariés à Roncq), ont obtenu la poursuite de leur période de procédure collective jusqu’au 28 avril, dans l’espoir d’une solution de reprise.
L’avenir d’une autre filiale, Transco, doit être examiné le 13 avril. Les difficultés de Ziegler France étaient bien antérieures à la crise énergétique de ces dernières semaines. « Au-delà de l’impact direct sur les salariés de l’entreprise, cette situation entraîne des conséquences dramatiques pour des centaines de sous-traitants, principalement des TPE et des PME, déjà fragilisés par un contexte économique très difficile » déclare l’organisation des transporteurs Otre. « Nous demandons expressément que les factures dues aux transporteurs sous-traitants soient traitées comme prioritaires dans le cadre de la procédure de liquidation. Ces créances, issues de prestations effectivement réalisées, ne peuvent être reléguées au second plan sans mettre en danger un tissu économique déjà extrêmement vulnérable ». VL
Auteur :
Vincent Lepercq