Les actifs IOS que cible la stratégie de Fire permettent de proposer à la location des surfaces de stockage extérieurs à des industriels, distributeurs ou logisticiens. ©Factor'Industry Real Estate
C’est à un volet méconnu de l’immobilier industriel et logistique qu’entend s’attacher le développeur-investisseur et gestionnaire d’actifs Fire : l’Industrial Outdoor Storage (IOS), soit les sites pouvant proposer des capacités de stockage en extérieur, rarement identifiés en tant que tels en France bien que recherchés aussi bien par des industriels, des distributeurs ou des logisticiens. Alors que le marché du m² d’entrepôt classique tourne au ralenti, c’est sur ce créneau inusité que mise aussi cet acteur fondé à Paris en 2020 pour maintenir son rythme de croissance, en ajoutant à son patrimoine ce profil d’actifs « assorti de belles perspectives locatives et de valorisation ». Il y a quelques mois, Fire avait déjà acquis quatre petits bâtiments, pour un total de 10.000 m², bénéficiant justement de 5,5 hectares de réserves foncières en partie mobilisables pour du stockage extérieur. Et une nouvelle acquisition s’inscrit dans cette même optique, celle d’un site à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de l’aéroport Rennes-Bretagne, dont le foncier 1,8 hectares n’héberge qu’un bâtiment de 2.500 m² loué en intégralité, sachant que ce territoire à forte densité industrielle et logistique est en déficit d’offre de stockage.
La typologie d’actifs IOS est diverse, souligne Fire : il peut certes s’agir de sites où le bâtiment ne mobilise qu’une faible emprise, de fonciers pouvant accueillir des espaces de stockage extérieurs, de surfaces stabilisées et sécurisées voire de parking poids lourds. Leur potentiel de revalorisation locative est en tout cas réel, avec de faibles coûts de maintenance associés, souligne l’investisseur. « L’IOS est aujourd’hui –en France– ce que la logistique urbaine était il y a dix ans : un marché naissant, sous-valorisé, porté par des fondamentaux structurels puissants. Notre ambition est de bâtir la première plateforme institutionnelle de référence sur ce segment, en nous appuyant sur notre connaissance approfondie des territoires et des utilisateurs », fait valoir Louis d’Arexy, cofondateur avec Julien Mongoin de Fire, qui revendique près de 2 Md€ investis depuis sa création, avec 600.000 m² en développement, et plus d’1 Md€ d’actifs sous gestion. MR
Auteur :
Maxime Rabiller