Laurent Sabatucci (G) et Jean-François Mounic, respectivement président-fondateur et directeur général d’EOL. ©EOL
Pour fêter l’an dernier les 25 d’EOL, ses dirigeants rêvaient sans doute d’un contexte moins morose, même s’il a souligné les capacités d’adaptation des équipes. En immobilier logistique, ce n’est qu’en fin d’année que le marché locatif a « retrouvé des couleurs » avec une demande placée de 769.000 m², mais cela n’a fait qu’amortir le recul de -11% à l’échelle annuelle par rapport à 2024, avec un total de 2,4 M de m² via une centaine de transactions*. « Le marché reste animé par les opérations concernant des surfaces de 10 à 30.000 m², segment qui concentre 78% des transactions, tandis que six ont porté sur plus de 50.000 m² », note Jean-François Mounic, le directeur général d’EOL, qui en amont de l’étude s’était félicité des beaux résultats de l’équipe, pour avoir mené plus d’une dizaine de ces transactions, dont deux dépassant 40.000 m². Et le satisfecit formulé début janvier avec Laurent Sabatucci, le président-fondateur d’EOL, englobait plus largement les plus de 200 transactions finalisées au fil de cette année anniversaire sur le marché des locaux d’activité, de la progression du département Capital Markets sur un marché de l’investissement en baisse globale, ou les quelque 300.000 m² de travaux en logistique accompagnés en conseil AMO par son pôle d’ingénierie Systenza, ainsi que la livraison de 4 opérations majeures pour Vente-unique, Eram ou We Connect.
La vacance au-delà de 8%
Pour revenir au marché locatif de m² logistique, EOL souligne que 72% des opérations se sont concentrées sur les pôles de la dorsale –Hauts-de-France, Ile-de-France, et Auvergne-Rhône-Alpes– et celui du Centre-Val de Loire, avec une moitié Sud moins dynamique. Et 43% de la surface placée a été prise à bail par des 3PL, via 45 transactions, tandis que 7 ont été signées par des e-commerçants. Quant aux valeurs locatives, elles sont restées « plutôt stables avec des disparités selon les régions et la qualité des actifs », tandis que le taux de vacance à l’échelle hexagonale a continué d’augmenter pour atteindre 8,1% en fin d’année, contre 7,5% en fin de 3ème trimestre. MR
*l’analyse d’EOL se concentre porte sur les bâtiments logistiques de plus de 10.000 m² soumis à ICPE.
Auteur :
Maxime Rabiller