Jean-Thomas Schmitt, le président de l’Union TLF. ©Union TLF
Dans le projet de loi-cadre Transports adopté récemment en Commission développement durable de l’Assemblée nationale (avant un futur vote par les députés), l’évolution de l’article 18 inquiète l’Union TLF, notamment depuis l’ajout de sanctions administratives pour défaut de respect de la trajectoire ou défaut de reporting (pouvant aller jusqu’à 0,5 % du CA des entreprises réalisé en France), et la nouvelle obligation pour les chargeurs et les commissionnaires de réaliser 30 % du transport de marchandises en fret ferroviaire en 2035. Rappelons que l’objectif de cet article 18 est d’obliger les chargeurs à un recours minimal à des véhicules utilitaires lourds à émission nulle, exprimée en pourcentage de leur facturation annuelle de transport routier. L’association interprofessionnelle dénonce une vision monolithique imposée de la même manière à tous les secteurs économiques et décorrélée du calendrier européen. « Nos entreprises travaillent au quotidien à servir les besoins de l’industrie, de nos hôpitaux, de nos concitoyens. Grâce à cela, nous soutenons 9 % du PIB et 3,2 millions d’emplois » fait remarquer Jean-Thomas Schmitt, Président de l’Union TLF. « Plutôt que nous aider à lutter contre la concurrence internationale et à investir dans nos transitions, que font trop de nos responsables politiques ? Ils accumulent les taxes et les normes franco-françaises. Les transporteurs français ont déjà les marges les plus faibles d’Europe. Nous appelons le gouvernement et le Parlement à un sursaut ». JLR
Auteur :
Jean-Luc Rognon