Olivier Durif, directeur Transaction Industrie et Logistique France chez JLL. ©JLL
Avec 3,2 millions de m² signés sur 2025, la baisse est de -4% par rapport à l’année précédente selon le bilan annuel de JLL en immobilier logistique. Mais il s’agit plus d’une phase « d’ajustement après les niveaux record de la période post-pandémique dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques et la prudence accrue des décideurs économiques » que d’une contraction durable du marché hexagonal, note le géant mondial du conseil et de l’investissement en immobilier d’entreprise. Une forme de « normalisation » se poursuit sans remettre en cause les fondamentaux du marché, souligne Olivier Durif, directeur Transaction Industrie et Logistique France chez JLL : « Si les processus décisionnels des entreprises se sont complexifiés, générant des cycles plus longs, la qualité des projets finalisés est excellente. Les actifs de référence continuent de bénéficier d’une forte attractivité, avec des valeurs locatives prime qui progressent régulièrement, notamment sur la dorsale. La demande reste portée par des transformations structurelles : modernisation des flux logistiques, développement du commerce en ligne et intégration croissante des critères environnementaux dans les stratégies immobilières ».
Une dynamique concentrée sur les surfaces de 20 à 40.000 m²
Les besoins de proximité ont notamment assuré la résilience du marché des petites surfaces de 5 à 10.000 m², en légère croissance de 1%, tandis que la contraction a été manifeste sur le segment de 10 à 20.000 m², en recul de -9 % à 795 700 m² compte tenu des « arbitrages plus serrés » du côté des entreprises de taille moyenne ». La dynamique s’est en fait concentrée sur les grandes surfaces, de 20 à 40.000 m², en rebond de +20 % (à 931.106 m²), alors que celui des plateformes XXL a enregistré le même pourcentage… à la baisse (à 885.350 m²) compte tenu de la prudence des grands groupes face aux investissements de très grande ampleur dans l’environnement économique actuel. « Cette temporalité décisionnelle allongée sur les très grands projets explique ces variations importantes d’une année sur l’autre, sans remettre en cause les besoins structurels à moyen terme », note JLL. MR
Auteur :
Maxime Rabiller