Sogaris imagine l’avenir de son site de Rungis

Dans 20 ans, à quoi ressemblera la plate-forme historique de Sogaris à Rungi, situé à 8 km du périphérique parisien ? Des éléments de réponse à cette question sont avancés dans le schéma directeur que la société d’économie mixte a présenté hier sur le salon SIMI, avec le cabinet d’architectes Chemetoff

Le site en question, dont Sogaris est concessionnaire jusqu’en 2020, s’étend de part et d’autre de l’A86, 37 hectares au Sud et une plus petite partie au Nord, avec 17 hectares (entrepôts Chronopost, secteur carné et centre technique routier)

Au total, cela représente aujourd’hui 203.000 m² d’entrepôts et de quais de messagerie dont les plus récents datent des années 80. « C’est une démarche très en amont de la réalisation opérationnelle de bâtiments

L’ambition est de se développer, de maintenir la vocation logistique du site en le densifiant et en le diversifiant

C’est un véritable enjeu de définition de bâtiments nouvelle formule, multimodaux, à étages, dont certains seraient ouverts sur l’extérieur
(ndlr : sièges d’entreprise, espaces végétalisés, centres de retraits et de dépôts de colis, restaurants, toitures aménagées). Dans une première phase, d’ici environ 15 ans, le site pourrait accueillir 100.000 m2 de surfaces supplémentaires » a déclaré Caroline Grandjean, Présidente du Directoire de Sogaris

Les tout premiers travaux de mutation du site sont programmés dès 2015, avec l’accueil d’une station GNL actuellement située sur le MIN de la Semmaris à l’emplacement de la future Cité de la Gastronomie

L’évolution se fera ensuite tranche par tranche, en fonction de l’avancée des discussions avec les clients et les actionnaires de Sogaris

Il est à noter que le travail de réflexion visionnaire sur la « ville logistique » réalisé par l’architecte Alexandre Chemetoff dépasse largement le strict périmètre du site Sogaris et englobe un « triangle logistique » de 120 hectares entre l’A86 au nord, l’autoroute A106 à l’ouest et les voies ferrées au sud

Le site Sogaris n’occupe qu’un quart de ce triangle, les surfaces restantes étant principalement des concessions Semmaris et Senia. « L’intérêt de cette démarche, c’est aussi de faire réfléchir les acteurs voisins et de les amener à se poser des questions » a indiqué Caroline Grandjean. JLR
Photo : Caroline Grandjean,
Présidente du Directoire de Sogaris