Une centaine de personnes ont participé à la deuxième demi-journée de l’évènement Rendez-vous Déméter 2026.
Après une demi-journée consacrée à l’électrification des Supply Chain début septembre à Saint-Vulbas chez SPI Logistic, le Club Déméter organisait jeudi dernier à Paris le second round de son évènement Rendez-vous Déméter 2026. Axée sur la décarbonation transport, une des composantes de l’ADN de l’association selon son président Grégory Debuchy, elle a fait le point sur les enjeux de cette chasse au CO2 et l’état d’avancement côté chargeurs et 3PL. Directeur associé en charge des mobilités décarbonées chez Colombus Consulting, Simon Issard a rappelé que le transport électrique bénéficie à plein de l’indépendance énergétique que procure à la France son parc nucléaire. « Il est possible de s’approvisionner au meilleur coût avec les tarifs heures creuses ou en faisant des achats groupés, a aussi souligné le responsable. Et les entreprises peuvent mutualiser les coûts des infrastructures de recharge pour véhicules électriques ». Chargeurs et prestataires ne misent pas pour autant sur cette seule énergie alternative.
Hydrogène, biogaz, B100 HU
Vincent Barale, Senior VP Supply Chain & Logistics de Louis Vuitton Malletier, a indiqué que son groupe recourait au transport vélique entre Saint-Malo et New-York, mais utilisait aussi trois camions à hydrogène Hyliko pour le transfert de produits entre certains de ses ateliers et son entrepôt parisien. Par la voix de son DG France Pascal Gloaguen, le prestataire Martin Brower a insisté de son côté sur le fait qu’il utilisait déjà depuis des années des véhicules roulant au B100 HU (Huiles Usagées). Le 3PL l’utilise d’autant plus facilement qu’il contribue indirectement à sa fabrication en récupérant la matière première chez son principal client, McDonald’s. « Il est moins cher que le diesel à hauteur de 20% », a-t-il relevé. Chez Carrefour, c’est le biogaz qui a la cote. Sur ses quelque 1.200 camions sous contrats en France, 80% utilisent cette énergie. « Nous nous sommes fixés comme objectif de sortir du diesel à horizon 2030 », a rappelé Vanessa Marcelino, manager RSE chez Carrefour Supply Chain. Autre adepte du biogaz, le 3PL Jacky Perrenot. Sa flotte de 6.000 véhicules compte aujourd’hui 500 camions roulant au GNV. A la fin de l’année, le groupe totalisera par ailleurs 30 camions électriques avec 26 de ses sites équipés de bornes de recharge. AD
Auteur :
Armindo Dias
