« L’indication made-in ne suffit pas à indiquer l’origine d’un produit dont les composants sont multiples et proviennent de différents endroits », rappelle Arne Mielken, Expert Trade et Douane UE d’Amber Road en évoquant les ALE (accords de libre-échange) qui permettent avec la notion « d’origine préférentielle » d’obtenir en fonction des pays concernés, des droits de douane non moins préférentiels
Encore faut-il être en mesure de prouver ce que l’on avance et maitriser tous les éléments qui déterminer (par exemple) si un produit est totalement originaire de l’Union Européenne ou s’il vient d’un pays hors de l’UE
Mais pour Marc Tertrais, Directeur des affaires douanières chez Areva « la culture française n’était pas tournée à l’origine vers le commerce international
Ce qui explique (mis à part les cadres des douanes) un déficit de formation dans ce domaine ». Le directeur des affaires douanières considèrent que cette fonction est sous-estimée dans la plupart des cas : « il est nécessaire de mettre en œuvre une politique douanière dans les entreprises et de lui donner une substance juridique comme gage d’efficacité
C’est une fonction importante dont il faut accepter le cout »
Et d’ailleurs plus de cout, ne faut-il pas considérer le gain que peut générer une parfaite maitrise des opérations douanières ? C’est ce que pense Nick Boland, directeur Trade Consulting Europe d’Amber Road, estimant « que la compliance doit être traitée comme un centre de profit et non plus subit comme un poste de dépenses ». De fait, si un seul enseignement devait être tiré de cet après-midi de conférences, il serait de souligner l’intérêt de maitriser les règles du commerce international : changeantes, compliquées, multiples, elles peuvent être un véritable casse-tête pour les responsables de la Supply Chain et des fonctions import-export
Mais elles peuvent également représenter un atout considérable si l’on accepte de s’en donner les moyens. JPG
