Guillaume Pepy l’a confirmé, le service de livraison écologique du dernier kilomètre sera proposé aux clients au même prix que la livraison traditionnelle
Dans ce cas, comment l’entreprise y trouve son compte ? « Le camion coûte plus cher, tout coûte plus cher
La vraie optimisation, c’est de réduire les trajets parasites, d’optimiser la charge » affirme-t-il
Certes, la plupart des bases BLUE parisiennes sont dans des gares, sur du foncier appartenant déjà à l’actionnaire SNCF, mais la location d’un véhicule électrique revient tout de même 1,5 fois plus cher qu’un engin thermique équivalent
Premier levier : l’économie d’échelle
La massification des flux messagerie, express, et paquets, qui pèsent à eux trois 5500 livraisons par jour à Paris. « La plupart de nos concurrents n’ont pas le cinquième de notre volume d’activité » souligne Bruno Mandrin, le Directeur de la division messagerie chez Geodis
Second levier : un système d’information présenté comme « extrêmement performant et révolutionnaire » (Geodriver et Copilote) qui optimise les tournées en environnement urbain et permettrait de comprimer les coûts en diminuant de 20% le nombre de véhicules, et en réduisant de 5 à 10% le nombre de km parcourus
Cet outil informatique s’appuiera en outre sur une base de données de 35 M d’adresses de destinataires finaux avec les précisions sur les horaires de livraison et l’accessibilité pour livrer de nuit, ou en dehors des heures de bureau (entre 18 h et 21 h, même le week-end)
Malgré toutes ces optimisations, il restera sans doute un surcoût de l’ordre de 20% que l’opérateur compte combler par l’augmentation de ses parts de marché. « Nous allons aller chercher de nouveaux clients dans l’e-business notamment
Nous faisons un pari commercial sur les sociétés intéressées par l’image que nous allons leur apporter au travers de cette initiative
Nous souhaitons être un opérateur reconnu du BtoC » nous confie Bruno Mandrin. JLR
Photo : Guillaume Pepy et Bruno Mandrin