Quel meilleur témoin de la transformation digitale que la SNCF, « une industrie du XIXe siècle qui a survécu au XXe et au XXIe siècle » selon les propres termes de son PDG Guillaume Pépy, qui rappelle que l’entreprise est aussi le premier site français de e-commerce avec 4,3 Mds € de CA
En s’ouvrant vers l’extérieur et en collaborant avec de nombreux partenaires, la SNCF a largement dépassé le cadre ferroviaire en devenant une « plate-forme de solutions de mobilité » qui intègre du train bien sûr mais également d’autres moyens de transport comme le co-voiturage, le VTC, le vélo électrique, etc
Guillaume Pépy donne un autre exemple concret de la stratégie de « digitalisation » de l’entreprise : la SNCF va équiper 10.000 poteaux avec des capteurs Sigfox (monde de l’Internet des objets) afin de détecter et d’anticiper (grâce au Big Data) les pannes de caténaires. « C’est la fin des pannes de caténaires d’ici 3 à 5 ans » a-t-il lancé
Une autre technologie pourrait bien faire une entrée remarquée dans le monde du e-commerce et de la Supply Chain, la Blockchain, protocole de transmission public qui permet de créer de manière décentralisée une chaîne qui stocke tout l’historique des transactions entre deux utilisateurs. « L’avantage de cette technologie, c’est la traçabilité et la confiance parce que le registre n’est pas conservé sur un seul serveur, mais distribué simultanément sur des milliers de nœuds dans le monde » explique Antoine Yeretzian, co-Fondateur de Blockchain France, le hub de référence en France
En reconnaissant tout de même qu’au-delà de l’engouement médiatique, cette technologie Blockchain n’est pas encore assez mature pour prévoir avec précision ce qu’elle sera dans 10 ans
A noter que la Fevad avait aussi invité un autre témoin emblématique du passage à l’ère du digital. « Notre sujet principal a été la capacité des équipes de se remettre en question après un passé glorieux » a précisé Nathalie Balla, co-Présidente de la Redoute. « L’évènement fondateur a été, une fois le projet financé, la mise en place d’un collectif des collaborateurs pour assurer la signature de l’accord de PSE, ce qui a permis de sauver l’entreprise ». JLR