L‘année 2015 aura été difficile pour le secteur maritime, y compris pour le N°1 Maersk qui réalise un CA en baisse de 13,2% à 23,7 Md$ (USD)
L’armateur reste néanmoins bénéficiaire avec un résultat net de 1,3 Md$ mais qui chute de 44% par rapport à 2014
Ses résultats s’expliquent par une croissance de la demande quasi nulle (+0,8%), résultant de la baisse des imports en zone Europe de du ralentissement économique constaté dans les pays émergents, combiné à une augmentation de l’offre de 8%
En conséquence, les tarifs de Maersk ont subi une diminution de 16% sur l’année 2014 et même de 25% sur le T4
Son plan de transformation, qui inclue le licenciement de 4.000 collaborateurs d’ici fin 2017, a tout de même permis de limité la casse : « Nous avons maintenu notre part de marché
Nous avons amélioré notre compétitivité en continuant de réduire le coût unitaire
Nous avons mis en place 2M [ndlr : l’alliance avec MSC] avec succès, le plus grand accord de partage de navires au monde
Nous avons lancé une nouvelle ligne de transport de conteneurs – SeaLand – dans les Amériques
Nous avons accéléré nos efforts sur les coûts et la transformation pour préparer notre organisation pour l’avenir
Enfin, nous avons commandé de nouveaux navires et conteneurs pour soutenir notre ambition de croissance », explique Søren Skou, CEO de Maersk Line
Pour 2016, m’armateur danois prévoit une nouvelle année difficile avec une croissance de la demande insuffisante de seulement 1 à 3% et par conséquent, des résultats financiers en deçà de ceux de 2015. PM
Photo : Soren Skou