Cinq ans après le tsumani qui a dévasté le Japon en 2011 et paralysé 660 fournisseurs de Toyota, deux mois après l’explosion d’un fourneau chez Aichi Steel, un important fournisseur de l’industrie automobile, la Supply Chain de Toyota est à nouveau mise à mal par les tremblements de terre qui ont secoué le Japon jeudi et samedi dernier
En effet, selon le Wall Street Journal, le numéro un mondial de l’automobile a dû arrêter 26 lignes de production à travers le pays, résultat de la fermeture de l’usine de production de portières et composants moteur d’Aisin Seiki située à Kumamoto, sur l’île de Kyushu, soit en plein cœur de l’épicentre de ces deux derniers tremblements de terre dévastateurs
Les porte-paroles du constructeur estiment que l’activité pourra reprendre plus rapidement que par le passé grâce au progrès réalisés en termes d’agilité suite aux événements de 2011. « Il y a toujours des risques et ils ne seraient pas nécessairement résolus si l’on avait deux semaines de stock
Au lieu de cela, nous nous sommes focalisés sur la manière d’identifier et de comprendre les problèmes et sur comment retomber sur nos pieds » commente le constructeur
L’inventeur du Lean Manufacturing, qui n’a pas communiqué de date de reprise des activités, semble pourtant encore une fois avoir été plus sévèrement touché que ses concurrents.
L’usine Nissan de Kyushu a en effet repris la production dès lundi 18 avril et Honda n’a fermé qu’un site de production de motos à Kumamoto et dont la réouverture est programmée pour le 22 avril. PM