Bertrand Gruson est président depuis 2023 de Conex, fondé par son père en 1985. ©Conex
Après Alba en février, son 1er agent IA d’assistance à la déclaration en douane (voir NL 4349), Conex vient d’en lancer un 2ème baptisé Leo qui vise à aider les déclarants à traiter le « chaos informationnel » qui fait leur quotidien. Rappelons que les différents outils logiciels de Conex équipent environ 2.000 services douanes, en France où ils contribuent à traiter deux bons tiers des 24 million de déclaration Cargo recensées annuellement, mais aussi dans une quasi-dizaine de pays d’Europe via ses équipes en Belgique, Royaume-Uni, Irlande et depuis 2024 au Danemark, suite à une acquisition. Et ils sont aussi utilisés pour les flux de déclaration liés au e-commerce (voir l’édito du jour). Nativement intégré à l’environnement de travail du déclarant, Leo est un « assistant IA de traitement documentaire », capable de lire, comprendre et extraire les données de tout document commercial ou logistique (PDF, tableur Excell, flux EDI, mail…), sans aucun paramétrage ni apprentissage préalable, et de les structurer selon les exigences réglementaires, leur utilisation dans les workflows ou d’autres outils. Alors que Leo était en finalisation, début février, les équipes de l’éditeur l’ont d’ailleurs utilisé pour développer en deux semaines une fonctionnalité demandée par ses clients suite à une modification inattendue des principes de déclaration des droits d’accise concernant notamment les alcools, devenus très complexes avec des informations à déconsolider. Or c’est tout l’enjeu de Leo que d’aider les déclarants à structurer des règles d’extraction documentaire pour se dispenser de fastidieuses tâches, chaque dossier de dédouanement mobilisant des dizaines de documents –factures, certificats d’origine, bons de livraison, etc.– avec des données à ressaisir dans le système déclaratif. « Avec Alba et Leo, nous ne déployons pas de l’IA pour cocher une case technologique mais pour construire une famille d’agents spécialisés, chacun expert d’un geste métier précis. Ce ne sont pas des outils généralistes, mais des expertises incarnées, intégrées là où le déclarant en a besoin, au cœur de son poste de travail. C’est notre conception de la douane augmentée : des agents qui amplifient le professionnel, jamais ne le remplacent », souligne Bertrand Gruson, le président de Conex. MR
Auteur :
Maxime Rabiller